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Le compte Twitter de la présidence du Mali a fait parler de lui, lundi 6 janvier, après avoir indiqué que «Trump a commis une connerie» à propos de la mort du général Soleimani et que les États-Unis étaient «un État voyou». La présidence malienne a dénoncé plus tard un «piratage», mais le démenti n’a pas été pris au sérieux.

En publiant un message sur Twitter critiquant ouvertement Donald Trump et sa décision d’avoir tué le général iranien Soleimani, la présidence du Mali aurait pu déclencher une crise diplomatique. Supprimé rapidement, le message a cependant été enregistré et a continué à faire parler de lui, relayé par certains médias internationaux.

«Et il ne se trouvait personne pour dire à Trump qu’il a commis une connerie en ordonnant et en revendiquant publiquement l’assassinat du numéro deux iranien. Il précarise les fragiles équilibres, menace la paix mondiale et fait des USA un État voyou», était-il écrit lundi 6 janvier.

Dans la journée, il a été indiqué sur le compte Twitter que celui-ci avait été «piraté par des individus mal intentionnés» et que «des investigations étaient en cours». Le message a été alors supprimé.

 

Une excuse peu crédible pour Nathalie Yamb, conseillère de M. Koulibaly, candidat à la présidence en Côte d’Ivoire.

 

Une erreur d’inadvertance d’un ex-fonctionnaire

Comme l’a soupçonné Mme Yamb, il ne s’agissait pas d’un piratage mais d’une erreur humaine. Dès le lendemain, Tiegoum Maïga, ancien directeur de la communication du Président Ibrahim Boubacar Keïta, a avoué qu’il pensait publier ce message depuis son compte personnel. Il avait été démis de ses fonctions en novembre, a indiqué 20 Minutes.

«Il se trouve que j'avais oublié de me déconnecter du compte présidentiel après mon départ de Koulouba [site officiel de la présidence malienne, ndlr]. Il n'y a ni pirates, ni hackers, juste une malencontreuse erreur de manipulation», a-t-il expliqué dans un autre message.

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Tags:
États-Unis, Qassem Soleimani, Donald Trump, piratage, Ibrahim Boubacar Keita (IBK), Mali, Twitter
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