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Mort du général iranien Soleimani (94)
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Les États-Unis prévoyaient d’éliminer non seulement Qassem Soleimani, mais également un autre militaire iranien haut placé qui déployait ses activités au Yémen, a affirmé le Washington Post, citant ses sources.

Le jour même où l’armée américaine a éliminé le général iranien Qassem Soleimani, les États-Unis ont entrepris une autre mission secrète, également contre un haut responsable militaire iranien, cette fois-ci au Yémen, a annoncé le Washington Post, se référant à des responsables américains au courant du dossier.

Ainsi, une opération avait été lancée contre Abdoul Reza Shahlai, présenté par Washington comme un commandant de haut rang des Gardiens de la révolution islamique basé au Yémen, mais avait échoué.

L’organisation de deux opérations le même jour pourrait indiquer que l’élimination de Qassem Soleimani, dans la nuit du 2 au 3 janvier dans une frappe de l’aviation américaine non loin de Bagdad, faisait partie d'une action plus large des forces armées américaines, a estimé le journal.

«La même nuit»

Les responsables américains consultés ont déclaré que l'opération contre Shahlai était classée top secret et ont refusé de fournir aux journalistes quelque détail que ce soit. Pourtant, selon l’un d’eux, les autorités américaines avaient l’intention d’annoncer les deux opérations en même temps si la seconde avait réussi.

«Si nous l'avions tué, nous l’aurions fait savoir la même nuit», a affirmé l’un des hauts responsables américains qui ont tous témoigné sous couvert d'anonymat.

Un autre responsable a déclaré au Washington Post que les deux frappes avaient été autorisées à peu près au même moment et que les États-Unis n'avaient pas soufflé mot de la seconde mission parce que celle-ci ne s'était pas déroulée comme prévu. Il a souligné que Shahlai pourrait être ciblé à l'avenir.

L'émissaire américain pour l'Iran, Brian Hook, avait précédemment annoncé une récompense pouvant atteindre 15 millions de dollars en échange d’informations sur les activités financières, les réseaux et les associés d'Abdoul Reza Shahlai. Il avait affirmé en décembre dernier que le militaire était responsable de nombreuses «attaques contre les Américains» et de projets d'attentats aux États-Unis.

Explications et vengeance

Les États-Unis n’ont pas manqué de fournir des explications sur le meurtre de Qassem Soleimani.

Ainsi, le Président américain a affirmé le 9 janvier aux journalistes que le général iranien avait prévu d’organiser une explosion dans une ambassade des États-Unis, sans pour autant préciser celle dont il parlait.

«Nous avons repéré un vrai monstre. Nous l’avons éliminé. Cela aurait dû arriver il y a très longtemps», a-t-il souligné.

Le secrétaire d'État, Mike Pompeo, a lui aussi affirmé à Fox News que Qassem Soleimani avait planifié une série d'attaques imminentes.

«Nous ne savons pas exactement quand et nous ne savons pas exactement où, mais c'était réel», a-t-il affirmé.

Deux bases militaires américaines en Irak ont été, dans la nuit du 7 au 8 janvier, la cible de missiles iraniens. Le Pentagone a confirmé ces frappes, revendiquées par la partie iranienne, et a précisé qu’aucune victime américaine n’était à déplorer.

La télévision publique iranienne a annoncé pour sa part que 15 missiles avaient été tirés contre des cibles américaines en Irak et qu’aucun n'avait été intercepté.

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États-Unis, Yémen, Washington Post, Qassem Soleimani
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