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Le nouveau gouvernement libanais entré en fonction le 21 janvier doit faire face à des «défis immenses», selon son Premier ministre Hassan Diab. La situation économique du Liban est l'une des raisons principales de la contestation sociale d'ampleur qui frappe le pays depuis plusieurs mois et qui est toujours très vive.

«C'est un gouvernement qui exprime les aspirations des manifestants dans tout le pays, mobilisés depuis plus de trois mois, qui travaillera à répondre à leurs revendications: indépendance de la justice, recouvrement des fonds détournés, lutte contre l'enrichissement illégal.» 

Hassan Diab a souhaité se montrer combatif après sa prise de fonction en tant que nouveau Premier ministre du Liban. La formation d'un nouveau gouvernement approuvé cette semaine par le Président Michel Aoun a pour but de calmer la forte contestation sociale qui frappe le pays depuis environ trois mois. La manœuvre des autorités libanaises ne semble pourtant pas avoir porté ses fruits. Dès l'annonce de la formation du nouveau gouvernement de Hassan Diab, des milliers de manifestants ont a nouveau envahi les rues de Beyrouth.

À l'instar de la situation en Algérie, les manifestants reprochent au nouveau gouvernement d'être formé en partie par des anciens de précédents gouvernements, notamment celui de Saad Hairi, poussé à la démission le 29 octobre dernier.

Comme pour se prémunir de la colère de la foule et acheter du temps, Hassan Diab a prévenu que son travail serait difficile. Il a assuré se concentrer sur l'indépendance de la justice, les fonds détournés ainsi que le combat contre l'enrichissement illégal. Le nouveau Premier ministre a alerté qu'il se trouvait face à des «défis immenses» et a parlé d'un pays en proie à une véritable «catastrophe économique».

«Nous sommes face à une catastrophe et nous devons alléger l'impact et les répercussions de cette catastrophe sur les Libanais», a-t-il notamment déclaré, ajoutant que son pays était «face à une impasse financière, économique et sociale».

Mais il aura fort à faire. «Nous ne donnerons aucune chance au gouvernement», a assuré une manifestante à l'AFP. Cette dernière assure que «le processus de formation a révélé que les dirigeants n'ont rien changé à leurs pratiques» de négociation des quotes-parts partisanes et confessionnelles dans l'attribution des portefeuilles.

Hassan Diab doit non seulement faire face à la pression de la rue mais également à celle venue de l'étranger. Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a exhorté le nouveau gouvernement à mener des réformes «tangibles». «Seul un gouvernement capable de [...] réformes réelles et tangibles pourra restaurer la confiance des investisseurs et débloquer l'aide internationale pour le Liban», a-t-il souligné dans un communiqué.

Quant au Président français Emmanuel Macron, il a assuré que la France était prête à «tout» faire pour «aider» le Liban à sortir d'une «crise profonde».

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manifestation, crise économique, Liban
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