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Les États-Unis doivent fournir les chasseurs F-35 promis à la Turquie ou lui rendre l'argent, a déclaré mercredi 29 janvier Recep Tayyip Erdogan. L'administration Trump avait plus tôt décidé d'exclure Ankara du programme F-35 après la livraison des premiers S-400 russes.

Recep Tayyip Erdogan a demandé à Washington de livrer à la Turquie les avions furtifs F-35 dont elle avait commandé plusieurs exemplaires ou de lui rembourser l’argent investi.

«Les États-Unis ont fait de nous leur partenaire et nous ont acheté plusieurs composants. Ils nous ont transmis cinq unités [avions, ndlr]. Puis, des problèmes sont apparus, la décision de ne pas nous les livrer a été prise», a rappelé M.Erdogan aux journalistes lors de son vol de retour du Sénégal.

«Soit ils nous donnent les avions, soit ils nous rendent l'argent, sinon, nous les achèterons ailleurs ou nous les construirons nous-mêmes», a-t-il ajouté.

Les relations entre Ankara et Washington se sont détériorées après que la Turquie a acheté les systèmes antiaériens S-400 à la Russie.

Les S-400 comme pierre d’achoppement

L’acquisition de missiles russes S-400 par la Turquie a tendu les relations entre Ankara et ses alliés au sein de l'Otan, à commencer par les États-Unis qui ont suspendu la participation d'Ankara au programme de développement de l'avion de combat F-35.

Les livraisons des S-400 ont commencé en juillet 2019. Washington a exigé qu'Ankara renonce à cette acquisition et achète les systèmes américains Patriot, ce qu’Ankara a refusé de faire. Selon Erdogan, le S-400 serait opérationnel à partir d'avril 2020.

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Tags:
Recep Tayyip Erdogan, F-35 Lightning II, S-400, États-Unis, Turquie
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