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L'île de Grande Canarie s’est élevée contre la décision du Maroc concernant sa zone maritime en votant une motion à 18 voix pour, six contre et deux abstentions.

L’organe de gouvernement de l'île de Grande Canarie, le cabildo insulaire, a approuvé le 31 janvier une motion contre la décision du gouvernement marocain concernant la délimitation des eaux territoriales. La motion, proposée par les partis Nueva Canarias, Podemos et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), a été votée à 18 voix pour, six contre et deux abstentions.

La résolution exprime le «rejet total» de la «décision unilatérale» du Maroc d'élargir son espace maritime «dans les eaux canariennes et sahraouies», ce qui, sans négociation préalable, «porte atteinte aux droits légitimes» des îles Canaries, a indiqué le média espagnol El Diario.

La motion soutient le gouvernement des îles Canaries dans la défense de ses intérêts et exige que le gouvernement espagnol réagisse «fermement» dans cette situation. Elle envisage également de saisir le Conseil de sécurité européen et la Commission européenne pour exiger de la part du Maroc «un strict respect du droit international».

Le Maroc a intégré le 22 janvier 2020 les eaux du Sahara occidental à son espace maritime en votant deux lois qui «visent à réactualiser l'arsenal juridique national», avait indiqué le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, avant l'adoption du texte. Les lois établissant la compétence juridique du Maroc sur l'espace maritime allant de Tanger, au nord, à Lagouira, à la frontière mauritanienne, ont été votées à l'unanimité.

En cas de «chevauchement» des zones

La ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez, a reconnu pour sa part que le Maroc avait «le droit de délimiter sa zone maritime internationale», tout en rappelant qu’il était important de le faire «en respectant les règles et normes de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer» en cas de «chevauchement» entre des zones maritimes.

Elle a effectué une visite à Rabat et s’est entretenue avec Nasser Bourita deux jours après l'adoption par le Maroc des lois délimitant son espace maritime et intégrant les eaux du Sahara occidental, cette ex-colonie espagnole dont le statut demeure indéfini.

Nasser Bourita a déclaré que cette délimitation était «un acte souverain» conforme au droit international, admettant qu’il pouvait y avoir des «chevauchements». «C'est pourquoi nous misons sur le dialogue», avait-il noté.

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Tags:
mer, Espagne, Maroc, îles Canaries
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