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Dans une série de reportages intitulés «Ces guerres où se joue notre destin» publiés par Paris Match, le très clivant philosophe Bernard Henri-Lévy s’est rendu sur différents théâtres de guerre. Il continue d’y défendre ses engagements de jeunesse avec la véhémence qu’on lui connaît.

Le plus médiatique des défenseurs des droits de l’Homme n’a pas perdu de sa superbe au fil des années. L’écrivain et intellectuel Bernard Henri-Lévy, connu pour ses combats en faveur de différentes guerres et révolutions, poursuit ses engagements de jeunesse sans dévier de sa ligne originelle. Démocratie libérale, islam des lumières, libertés individuelles, atlantisme, sont restés ses maîtres mots.

Particulièrement actif ces derniers temps, Bernard Henri-Lévy a effectué plusieurs reportages pour Paris Match sur des zones de conflits. Appelés «Ces guerres où se joue notre destin», ils témoignent de ce qu’il a vu lors de ses périples, qui l’ont d’abord mené début décembre 2019 au Nigéria. Là-bas, il a constaté les persécutions subies par les chrétiens par différents groupes radicaux musulmans (Boko Haram, Fulanis).

​Un mois plus tard, en janvier 2020, le philosophe s’est rendu en Syrie et en Irak pour s’afficher aux côtés des Kurdes de ces deux pays. La cause kurde lui tenant particulièrement à cœur, il s’est fait l’écho de leur combat, contre Daech* notamment, puis contre l’armée turque au nord-est de la Syrie.

«Les peshmergas ont consenti des sacrifices considérables pour terrasser en son cœur, aux côtés des forces de la Coalition, l’hydre d’ISIS* qui avait voulu les soumettre et nous soumettre. Presque plus important encore: contre le Mal absolu qu’était ISIS, ils ont fait cette guerre sans l’aimer et dans le respect exemplaire des lois de la guerre et de la simple humanité», affirme le philosophe dans son reportage pour Paris Match.

​Le voyage continue et mène celui qui a porté la responsabilité de l’intervention en Libye, à Riyad. Cette mystérieuse escale, qui ne s’inscrit pas dans sa série «Ces guerres où se joue notre destin», n’a étonnamment eu aucun écho médiatique. La seule chose que l’on sait, c’est que Bernard Henri-Lévy y a rencontré le ministre des Affaires étrangères saoudien. Pas particulièrement connue pour ses prouesses en termes de droits de l’Homme, l’Arabie saoudite semble être une destination tout de même étonnante pour le défenseur de cette cause.

De retour en Ukraine pour lutter contre «les soudards de Poutine»

Dernière escale, et non des moindres, Bernard Henri-Lévy s’est rendu ce 12 février en Ukraine. Il y a parcouru, explique-t-il, l’entièreté de la ligne de front pour témoigner de ce qu’il y a vu, avec ses mots bien à lui. Il s’était déjà rendu en 2014 dans le pays où il a ardemment défendu le mouvement Euromaïdan, qui souhaitait faire entrer l'Ukraine dans l’Union européenne.  

​Où ses aventures le mèneront-il ensuite? En Libye peut-être? Il se peut qu’il n’y soit pas aussi bien accueilli qu’il l’espère…

* Daech (État islamique, ISIS) est une organisation terroriste interdite en Russie

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Ukraine, Kurdes
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