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En lien avec la tuerie de masse d’enfants à Ieïsk en 1942, effectuée par une unité nazie d’extermination, la Russie a réclamé au Canada le dossier de l’ancien nazi Helmut Oberlander, à qui la citoyenneté canadienne a été retirée après la divulgation de son implication dans ce groupe d’intervention, indique le comité russe d’enquête.

Le comité d'enquête de la Fédération de Russie a demandé au Canada de lui fournir le dossier pénal concernant Helmut Oberlander, ancien nazi. Celui-ci, toujours vivant, faisait partie d’une unité d’extermination qui a perpétré une tuerie de masse d’enfants à Ieïsk, dans le sud-ouest de la Russie, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Né en Ukraine, Helmut Oberlander travaillait comme interprète dans le Détachement 10a du Einsatzgruppe D, qui opérait au Kouban en 1942-1943. Dotées de chambres à gaz mobiles, cette unité avait pour but d’effectuer des missions d’extermination.

Sa participation à l’extermination dissimulée

Après la guerre, tandis que d’autres membres de cette unité ont été arrêtés et condamnés après la confirmation de l’activité du département, ce nazi a échappé à son arrestation en quittant l’Allemagne.

Réfugié au Canada, il a réussi à en obtenir la nationalité, en cachant son service effectué au sein d’un einsatzgruppen, groupe d’intervention militarisé censé tuer les opposants réels et supposés au régime nazi. Sa citoyenneté canadienne lui a finalement été retirée en 2019 pour avoir dissimulé cette partie de sa biographie. Actuellement, Helmut Oberlander réside toujours au Canada, dans l’attente de son expulsion.

En octobre 2019, suite à la déclassification des documents d’archives sur le massacre de 214 enfants d’un orphelinat à Ieïsk, le comité russe d’enquête a engagé des poursuites judiciaires pour cette tuerie qualifiée de génocide. Selon la Charte de Nuremberg citée par le comité, l’assassinat et l’extermination des populations civiles commis avant ou pendant la guerre est un crime contre l’humanité.

La tuerie de masse d’enfants à Ieïsk

Au début des opérations sur le Front de l’Est, un orphelinat a été évacué de Simferopol à Ieïsk, comprenant environ 300 enfants et éducateurs. À la fin de l’été 1942, les armées nazies ont envahi la ville. Le 9 octobre, les Allemands ont fait grimper la plupart des orphelins sur des camions et les ont amenés hors de la ville. Les autres ont été embarqués le lendemain.

214 petites dépouilles ont été découvertes en 1943 après la libération de la ville. Selon les chercheurs, certains enfants avaient été enterrés vivants, d’autres avaient péri dans les remorques des camions des suites d’une intoxication aux gaz d’échappement.

Au moins un enfant a survécu à ce massacre, selon les données présentées par le ministère de l’Intérieur du kraï de Krasnodar. Il s’agit d’un adolescent qui avait 14 ou 15 ans au moment des faits et qui travaillait pour l’orphelinat. Il n’avait pas été trouvé par les nazis. Plus tard, il est revenu en Crimée où ses descendants habitent toujours.

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Tags:
Canada, Seconde Guerre mondiale, enfants, massacre, nazis
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