International
URL courte
411454
S'abonner

«Le fantôme de la "menace russe"» devrait rester dans le passé et il vaudrait mieux se souvenir de ce qui unit les pays, a préconisé Sergueï Lavrov lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, prévenant qu’on risquait de recréer «la structure d'opposition de la guerre Froide».

Il est temps que l'Otan et les pays occidentaux renoncent à cultiver le «fantôme de la "menace russe"». Ces propos ont été tenus par le ministre russe des Affaires étrangères ce samedi 15 février, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité.

«La crise de confiance est particulièrement grave dans les affaires européennes. L’aggravation des tensions, l'avancée de l'infrastructure militaire de l'Otan vers l'Est, des exercices d’envergure sans précédent près des frontières russes, le dopage des budgets de la Défense, tout cela engendrent de l'imprévisibilité. Avec le "fer", on recréera la structure d'opposition de la guerre Froide», a ainsi déclaré Sergueï Lavrov.

Selon le diplomate il faut enfin renoncer au «fantôme de la "menace russe"».

«Il est temps, avant qu'il ne soit pas trop tard, de renoncer à cultiver le fantôme de la "menace russe", et toute autre menace, et de se souvenir de ce qui nous unit», a-t-il conclu.

La 56e Conférence de Munich sur la sécurité

La capitale de la Bavière accueille cette année encore la Conférence de Munich sur la sécurité. L'événement 2020 se déroule en présence de quelque 800 délégués, dont près de 150 chefs d'État et de gouvernement, ainsi que des ministres. La délégation russe est dirigée par le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Lire aussi:

Didier Raoult: «Il faut que l’exécutif se garde de faire de la médecine à notre place»
Covid-19, en continu: avec près de 10.000 morts, les États-Unis s’apprêtent à vivre «un moment semblable à Pearl Harbor»
Le traçage numérique pour combattre la pandémie «sera soutenu par les Français», estime Castaner - vidéo
Tags:
conférence, Munich, Russie, Sergueï Lavrov
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook