Pologne: «la campagne de falsification de l’Histoire s’intensifie» à l’approche du 75e anniversaire de la Victoire

© Sputnik . Mikhaïl Voskressenski  / Accéder à la base multimédiaVarsovie
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Dimanche 16 février, les diplomates russes ont rendu hommage à la mémoire du général de l’Armée rouge Ivan Tcherniakhovski, mort au combat pour la libération de la Pologne en 1945. La cérémonie s’est déroulée près de la ville de Pieniezno où son monument s’était trouvé avant d’être démonté en 2015.

Les autorités polonaises ont intensifié leur campagne de réécriture et de falsification de l’Histoire à l’approche du 75e anniversaire de la Victoire de l’URSS dans la Grande Guerre patriotique, a constaté devant les journalistes l’ambassadeur russe en Pologne, Sergueï Andreïev.

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«Le 75e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique approche. Et comme toujours, à l’approche de cette date mémorable, on observe que la campagne de falsification de l’Histoire et de dévaluation de notre Victoire s’intensifie», a poursuivi le diplomate.

Et d’ajouter que les autorités polonaises oubliaient même souvent les dates de la libération de leurs villes des nazis.

«À présent, les anniversaires de la libération de territoires polonais se suivent. Le 17 janvier a marqué les 75 ans de la libération de Varsovie. Il va sans dire que nous observons comment ces dates sont célébrées. À la différence de Varsovie, à Cracovie, les autorités municipales ont célébré le 75e anniversaire de la libération de la ville le 18 janvier, en rendant hommage à la mémoire de nos militaires à leur mémorial», a indiqué M.Andreïev.

Une interprétation erronée de l’Histoire

Il relève qu’en interprétant à sa manière les événements historiques, Varsovie oublie que c’est justement grâce à l’Armée rouge que la Pologne contemporaine existe.

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«On dit parfois aujourd’hui qu’en effet l’Armée rouge a libéré la Pologne de l’occupation hitlérienne, mais que ce n’était pas une libération en tant que telle, parce que les troupes soviétiques n’auraient tout simplement pas pu apporter la liberté à la Pologne et à d’autres pays, les soldats soviétiques n’étant pas eux-mêmes libres en URSS, dont le système n’était pas démocratique à l’époque. Ainsi, l’occupation hitlérienne y était remplacée par une autre domination – soviétique, et l’URSS aurait imposé aux pays d’Europe de l’Est ses ordres qui leur étaient parfaitement étrangers», a détaillé l’ambassadeur.

Selon ce dernier, une telle interprétation néglige un fait fondamental: sans la victoire de l’Armée rouge et de l’Union soviétique dans la Seconde Guerre mondiale, on n’aurait plus trouvé aujourd’hui ces pays sur la carte.

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«C’est à partir de notre Victoire que le rétablissement et le développement de ces pays ont commencé», a rappelé M.Andreïev.

Évoquant la situation avec les monuments aux soldats-libérateurs en Pologne, il a constaté qu’«en principe, rien ne changeait».

«Les autorités polonaises considèrent toujours les monuments aux soldats-libérateurs comme symbole de la domination soviétique dans l’après-guerre et estiment par conséquent qu’ils doivent être démontés», a expliqué le diplomate.

Les monuments doivent se trouver là où ils ont été érigés

 

Et de réaffirmer la position de la Russie sur l’impossibilité du transfert de monuments.

«Les monuments doivent se trouver là où ils ont été érigés en l’honneur des événements qui s’y sont produits et des personnes qui y ont réalisé leurs exploits. […] Aussi, serait-il absurde de transférer où que ce soit le monument qui a été érigé sur le lieu de la mort du général Tcherniakhovski qui était le plus jeune commandant de front [au moment de sa mort, il n’avait que 37 ans, ndlr]. Nous ne cesserons d’y venir pour rendre honneur à notre éminent chef militaire indépendamment du fait s’il y a là ou non un monument», a résumé l’ambassadeur de Russie en Pologne.
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