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Les restrictions imposées par Washington à Rosneft Trading, filiale du géant pétrolier russe Rosneft, en raison de ses activités au Venezuela sont illégales et «ne peuvent en aucun cas influencer» les relations bilatérales entre Moscou et Caracas qui «continueront de se développer», a déclaré le Kremlin.

Les sanctions décrétées par les États-Unis contre la société suisse Rosneft Trading, filiale du géant pétrolier russe Rosneft, en raison de ses activités au Venezuela seront sans effet sur les contacts entre Moscou et Caracas, a déclaré ce mercredi 19 février le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

«De telles restrictions, que nous considérons illégales du point de vue du droit international, ne peuvent en aucun cas influencer nos relations bilatérales avec le Venezuela», a-t-il indiqué aux journalistes.

«Au contraire, elles [ces relations, ndlr] se développent et elles continueront de se développer», a-t-il ajouté.

Dmitri Peskov a rappelé que le société Rosneft avait d’ores et déjà fait une déclaration sur le sujet.

«Elle a annoncé son intention d’examiner une éventuelle défense de ses intérêts auprès de la justice, ainsi que d’enclencher d’autres mécanismes à sa disposition. Toutes les mesures seront prises dans ce contexte.»

Outre la société suisse Rosneft Trading, les États-Unis ont inscrit sur la liste de leurs sanctions le président de son conseil d’administration, Didier Casimiro, qui est également vice-président de Rosneft pour la transformation, la pétrochimie, le commerce et la logistique.

Washington a donné 90 jours à ses alliés, notamment européens, pour rompre toute relation avec Rosneft Trading. Il avait précédemment accusé Rosneft et ses filiales de livrer du pétrole vénézuélien sur les marchés extérieurs.

Rosneft monte au créneau

Le géant pétrogazier russe a pour sa part déclaré que les sanctions décrétées par les États-Unis contre Didier Casimiro étaient illégales, infondées et ne représentaient qu’un acte d’arbitraire judiciaire.

La société réalise des projets en territoire vénézuélien en stricte conformité avec les législations nationale et internationale.

«La société ne procède qu’à des activités exclusivement commerciales et agit dans l’intérêt des actionnaires sans viser quelque objectif politique que ce soit», a fait remarquer Rosneft.

D’ailleurs, le géant russe est devenu un important investisseur dans l’économie vénézuélienne longtemps avant l’introduction de sanctions par les États-Unis.

Des sanctions ciblées

Les États-Unis ont adopté le 18 février des sanctions contre Rosneft Trading et son dirigeant pour le commerce de pétrole avec le Venezuela, affirmant que la société est le plus important acheteur de pétrole dans le pays.

En outre, Washington se pose pour objectif de persuader l’Inde et la Chine, deux grands importateurs de brut vénézuélien, de réduire leurs achats.

 

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Tags:
Venezuela, Russie, Kremlin, sanctions, Rosneft
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