International
URL courte
Par
9603
S'abonner

Trois bateaux-écoles russes, le Sedov, le Kruzenshtern et le Pallada se sont lancés dans une course de 200 milles marins, toutes voiles dehors. Cette régate est dédiée au 200e anniversaire de la découverte de l’Antarctique et au 75e anniversaire de la victoire dans Seconde guerre mondiale. Un projet d’une beauté exceptionnelle.

Minuit, le 20 janvier: à l’heure convenue, trois grands voiliers russes se sont placés sur la ligne de départ, dans l’Atlantique sud. Le Sedov, le Kruzenshtern et le Pallada ont arrêté leurs moteurs principaux et se sont abandonnés à l’emprise des vagues et du vent. La régate, consacrée à la découverte de l’Antarctique par les marins russes et à la victoire dans Seconde guerre mondiale, a été précédée de manœuvres conjointes «de test», au cours desquelles les navires se sont approchés à la distance de sécurité maximale, pour tenir compte de la houle, qui s’est intensifiée avec le temps.

  • Les bateaux-êcoles russes Kruzenshtern et Pallada dans les eaux de l'Atlantique
    Les bateaux-êcoles russes Kruzenshtern et Pallada dans les eaux de l'Atlantique
    © Photo. Presse Rosrybolovstvo
  • Les trois bateaux-êcoles russes, dans l’Atlantique sud
    Les trois bateaux-êcoles russes, dans l’Atlantique sud
    © Photo. Presse Rosrybolovstvo
  • Le bateau-êcole Pallada lors d'une régate «Voiles de la Paix» dehors, dans l’Atlantique sud
    Le bateau-êcole Pallada lors d'une régate «Voiles de la Paix» dehors, dans l’Atlantique sud
    © Photo. Presse Rosrybolovstvo
  • Tempête force sept, lors d'une régate russe toutes «Voiles de la Paix» dehors, dans l’Atlantique sud
    Tempête force sept, lors d'une régate russe toutes «Voiles de la Paix» dehors, dans l’Atlantique sud
    © Photo. Presse Rosrybolovstvo
1 / 4
© Photo. Presse Rosrybolovstvo
Les bateaux-êcoles russes Kruzenshtern et Pallada dans les eaux de l'Atlantique

Pendant presque 24 heures, les cadets et les membres d’équipage des trois navires se sont battus pour chaque mètre de distance, ont exécuté les ordres aussi rapidement que possible, comme s’ils n’étaient qu’un seul organisme bien réglé. Secoués par une tempête force sept, avec des rafales de vent atteignant 87 km/h, c’était loin d’être une tâche aisée. À bord de la frégate Pallada, subissant un fort roulis et essayant de tenir tête à deux rivaux beaucoup plus imposants, le Sedov et le Kruzenshtern, on a déchiré cinq voiles! Mais les marins se sont battus jusqu’au bout.

Sedov, lors d'une régate russe toutes «Voiles de la Paix» dehors, dans l’Atlantique sud
© Photo. Presse Rosrybolovstvo
Sedov, lors d'une régate russe «Voiles de la Paix» dehors, dans l’Atlantique sud
«Je salue le travail presque héroïque avec les voiles des cadets et de l’équipage. J’espère que notre participation à cette régate contribuera au développement de la marine à voile russe», a déclaré Nikolaï Zortchenko, capitaine du voilier-école Pallada.

Le Kruzenshtern a franchi le premier la ligne d’arrivée à 13 h 43 min 10 s, heure locale (17 h 43 min 10 s heure de Paris). Le Sedov n’a perdu que 12 minutes face au gagnant. Le Pallada, malgré sa voilure endommagée, est arrivé encore dix minutes plus tard.

En fait, n’y a ni gagnants ni perdants dans cette course. Cette régate à voile de l’Agence fédérale russe des pêches est plus qu’une compétition sportive. L’idée même de la régate est symbolique, elle s’inscrit dans les pages héroïques de l’histoire de la marine russe et des traditions de la marine à voile.

Lire aussi:

Ayant fait le tour des réseaux sociaux, ces jaunes d’œufs étonnants attirent l'attention de chercheurs- vidéo
Elle refuse de porter un masque, son interpellation dégénère - vidéo
«On peut le dire haut et fort, Didier Raoult se trompe!»: l’hydroxychloroquine à nouveau désapprouvée dans une étude
Manuel Valls appelle à «renverser la table» en France après la crise du coronavirus
Tags:
trois-mâts carré russe Pallada, quatre-mâts barque russe Kruzenshtern, quatre-mâts barque russe Sedov, Le tour du monde des voiliers russes 2019-2020
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook