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Tandis que le nombre d’infectés par le coronavirus en Italie a dépassé la barre des 400, le président de la région Frioul-Vénétie Julienne parle à Sputnik des mesures préventives qu’il a prises pour contrer la menace.

Après l'adoption du projet de loi visant à freiner l'épidémie de Covid-2019 et à gérer l'urgence, les présidents de régions en Italie ont reçu plus de pouvoirs pour annuler les activités dans les zones proches des foyers de la maladie. En particulier, les responsables des zones les plus touchées, la Vénétie et la Lombardie, ont suspendu tous les événements sociaux, culturels, sportifs, religieux et autres.

Comment la région Frioul-Vénétie Julienne, à l’extrême nord-est du pays, a-t-elle évité l'infection à deux pas des foyers de la maladie? Le président de région Massimiliano Fedriga a évoqué pour Sputnik la situation actuelle.

Endiguer la pénétration du virus dans la région

«Nous sommes une région qui n'a pas de cas de coronavirus, nous sommes une région coronavirus free, car nous avons décidé d'anticiper à l'avance les mesures signées par moi-même et le ministère de la Santé. Je l'ai fait pour protéger la santé de nos habitants et assurer une sécurité maximale à ceux qui vivent dans notre région et à ceux qui viennent en Frioul-Vénétie Julienne.»

Les autorités ont notamment décidé de fermer les écoles et de reporter les événements de masse, pour que ces mesures limitent «la possibilité que le virus pénètre dans notre région», explique M.Fedriga.

«Je crois que notre région a pris les mesures les plus efficaces, plus strictes que les mesures des pays où il n'y a pas de coronavirus. Par exemple, les pays limitrophes de l'Italie n'ont pas pris de telles mesures, contrairement au Frioul-Vénétie Julienne, qui est situé à proximité des régions de propagation du coronavirus.»

Traitement des migrants

Parmi les mesures que les autres pays n’ont pas adoptées, la procédure d’accueil des migrants illégaux qui, si détectés dans la région, seront placés en quarantaine.

«L'objectif est d'identifier les migrants d'Afghanistan et du Pakistan, qui traversent de nombreux pays, y compris européens, avant d'entrer en Italie. Mais depuis qu'ils viennent chez nous, afin de garantir la sécurité sanitaire, nous les mettons en quarantaine afin qu'ils ne puissent pas apporter diverses maladies dans le pays», explique le président de région.

Dans le Frioul-Vénétie Julienne, «il n'y a pas de panique», constate-t-il, les nouvelles venant d’Europe ne suscitent aucune préoccupation.

Les cas d’infection auraient pu avoir été évités?

Il y a quelques semaines, Massimiliano Fedriga avec les présidents des régions Vénétie, Lombardie et Trentin-Haut-Adige, a exigé que le gouvernement impose une quarantaine à toutes les personnes arrivées de Chine, que ce soit des Italiens, des Chinois ou autres. À l’époque, il affirme avoir été accusé de xénophobie.

«Je voulais juste prendre des mesures raisonnables. Par conséquent, je ne sais pas si la situation l'urgence [d’aujourd’hui, ndlr] aurait été empêchée ou non, mais on aurait pu certainement prendre des mesures plus strictes et efficaces», pointe M.Fedriga.

Selon lui, l’Italie fait de son mieux pour détecter les malades: «Nous recherchons nous-mêmes des malades, car chez certains infectés les symptômes ne sont pas manifestes, il est donc nécessaire de procéder à des tests. Et si d'autres personnes ont contacté les personnes infectées, nous les recherchons pour vérifier leur état de santé», résume l’homme politique.

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Frioul-Vénétie Julienne, Covid-19, Europe, Italie
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