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Le Pentagone a commencé à acheminer vers l’Irak ses systèmes de défense antiaérienne, justifiant cette mesure par une possible attaque de l’Iran qui a frappé début janvier des bases militaires américaines dans le pays, en riposte à l'assassinat de son général Qassem Soleimani.

Le chef du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), Kenneth McKenzie, a annoncé le mardi 10 mars une mesure afin de protéger les Américains présents en Irak d’une attaque potentielle de Téhéran.

«Nous sommes également en train d’acheminer des systèmes de défense aérienne, des systèmes de défense antimissile balistique en Irak en particulier pour nous protéger contre une autre attaque iranienne potentielle», a déclaré McKenzie devant la Commission des forces armées de la Chambre des représentants des États-Unis.

Fin janvier, le Pentagone avait déclaré attendre le feu vert des autorités irakiennes pour déployer des systèmes antimissiles Patriot sur les bases utilisées par l'armée américaine en Irak, ciblés au début du mois par des missiles iraniens.

Mort du général Soleimani

Les tensions entre Washington et Téhéran ont dégénéré fin 2019, menant à l'assassinat sur le sol irakien, le 3 janvier 2020 à Bagdad, du général iranien Qassem Soleimani sur ordre de Donald Trump.

Téhéran a pour sa part considéré la frappe comme un acte terroriste et promis de riposter. Dans la nuit du 7 au 8 janvier, les forces iraniennes ont tiré des missiles sur une base militaire en Irak abritant des soldats américains. À la suite de quoi, 109 soldats américains ont reçu un diagnostic de commotion cérébrale légère.

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Tags:
défense antiaérienne, États-Unis, Iran, Irak
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