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En 2019, les pêcheurs belges ont ramené 7,5% moins de poissons que l’année précédente. Une tendance qui ne devrait que s’empirer au fil du temps, au vu des cargos chinois qui pêchent massivement dans les eaux internationales de la mer du Nord. La densité de poissons y a été divisée par cinq en à peine 20 ans.

Les chalutiers belges n’ont ramené que 13.659 tonnes de poissons en 2019, soit une baisse de 7,5% par rapport à l’année 2018, qui était déjà la pire. En 1955, ils avaient pêché près de 70.000 tonnes, mais ne pourront probablement plus jamais atteindre ce chiffre. La surpêche en mer du Nord a engendré la raréfaction des poissons.

Hendrik, un pêcheur ostendais, a expliqué au quotidien belge La Dernière Heure (La DH) ce qui a pu provoquer cette baisse de productivité. «La concurrence est énorme dans le secteur, et la mondialisation n’aide pas», a-t-il affirmé.

«Les Chinois, notamment, arrivent avec des cargos qui raflent tout sur leur passage. Nos petits chalutiers ne peuvent pas rivaliser. Et quand les Chinois repartent, ils laissent derrière eux un véritable désert maritime. Il n’y a plus rien à pêcher».

D’après le pêcheur, les Chinois profitent ainsi d’une certaine concurrence déloyale. «Alors qu’on est confrontés à des quotas européens, ce n’est pas le cas des Chinois qui pêchent en zone internationale. Ils sont sans foi ni loi et n’ont pas de quotas à respecter», a-t-il déploré.

La raréfaction des poissons de mer

Ainsi, la surpêche en mer du Nord a déjà provoqué la disparition de plusieurs espèces, dont l’hoplosthèthe, a indiqué le journal belge. «On pêche plus de poissons qu’il n’en naît. Si on continue comme ça, il n’y aura plus rien à pêcher en mer du Nord», a renchérit Hendrik. La densité de population des poissons de mer est aujourd’hui de 40.000 au kilomètre carré. Elle était de 200.000 unités au kilomètre carré il y a une vingtaine d’années.

Bien que l’élevage piscicole se soit développé, il n’a pu combler que la moitié de la demande croissante au fil des années. Ainsi, la population mondiale consommait moins de 20 millions de tonnes de poissons dans les années 1950, contre 180 millions aujourd’hui.

La demande a baissé ces dernières semaines en raison du coronavirus, mais cela ne devrait pas avoir «de vrai effet sur les populations avec un si court terme», a indiqué à la DH un chercheur du Fonds de la recherche scientifiques (FNRS). Selon lui, il faudrait arrêter la surpêche pendant un an pour que les populations de poissons puissent suffisamment se renouveler.

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Tags:
espèces menacées, quotas, poisson, mer du Nord, pêcheur, pêche
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