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Près d’une semaine après le retrait du maréchal Khalifa Haftar de l’accord politique de 2015, qui avait conduit à la formation du gouvernement d’union nationale, Fayez el-Sarraj a appelé à la reprise du dialogue politique, admettant la possibilité de modifier l'accord existant.

Fayez el-Sarraj, chef du Conseil présidentiel libyen, a annoncé dans un communiqué rendu public le 5 mai qu'il fallait reprendre le dialogue politique entre les parties en conflit et ce, sous l'égide de l’Onu. Sa proposition qui évoque également la possibilité «d'ajuster l'accord politique» vient près d’une semaine après la sortie de Khalifa Haftar, chef de l'Armée nationale libyenne, de l’accord politique conclu en 2015 et qui avait débouché sur la formation du Gouvernement d’union nationale.

Selon le communiqué du service de presse de Sarraj, l’homme politique salue «toutes les initiatives politiques appelant à une solution pacifique au conflit actuel sans recourir aux hostilités». 

«J'appelle toutes les parties et les forces politiques à prendre leurs responsabilités pour mettre fin à la scission. Il est nécessaire de se dépêcher de reprendre le dialogue politique sous les auspices de l'Onu afin de préparer la période à venir et de parvenir à un consensus sur une feuille de route à grande échelle et une voie politique qui unissent tous les Libyens», indique le document.

Selon lui, ce scénario peut être possible aussi bien par le biais de «l'ajustement de l'accord politique et la formation du conseil présidentiel, composé de son chef, de deux députés et du chef du gouvernement», qu’en parvenant à un consensus sur la voie politique et en organisant des élections générales dans les plus brefs délais.

Une feuille de route

Aguila Salah, chef de la Chambre des représentants (parlement) siégeant dans l'Est de la Libye, avait auparavant présenté une feuille de route afin de parvenir à un règlement politique dans le pays. Selon son initiative, chacune des trois régions (trois régions historiques de la Libye: la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan) choisit ses représentants au sein du conseil présidentiel, composé du chef du conseil et de deux de ses adjoints. Le vote des candidatures des membres du conseil présidentiel peut être effectué avec l'intermédiaire de l'Onu.

Le Conseil présidentiel, à son tour, nommera le Premier ministre et ses adjoints, qui représenteront également les trois régions de la Libye, d'après Saleh. La candidature du chef de cabinet et de ses députés sera approuvée par la Chambre des représentants. Suite à la formation du Conseil présidentiel, une commission d'experts sera créée pour élaborer un projet de constitution, qui déterminera la forme du futur État libyen.

L’autre point de la feuille de route est la tenue d'élections présidentielles et parlementaires. Le président du Conseil présidentiel et ses adjoints ne seront pas autorisés à y participer. Pendant la période de transition, les fonctions de commandant en chef des forces armées seront exercées collectivement par des membres du Conseil présidentiel. Quant au poste de ministre de la Défense, selon le plan de Salah, le droit de nommer le chef du département militaire sera entièrement entre les mains des forces armées elles-mêmes.

Un pays divisé

Plongée dans le chaos depuis 2011, la Libye est divisée en deux camps rivaux entre le gouvernement d'entente nationale (GEN) dirigé par Fayez el-Sarraj, qui siège à Tripoli et est reconnu par la communauté internationale, et un gouvernement parallèle soutenu par le maréchal Khalifa Haftar, dans l'est du pays.

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