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Invité à commenter la publication du New York Times selon laquelle le nombre de victimes du Covid-19 en Russie pourrait être plus important que ce qu’en disent les chiffres officiels, le porte-parole de l’Onu a indiqué que l’Organisation recevait les statistiques des gouvernements et n’était donc pas en position de les vérifier.

Le porte-parole de l’Organisation des Nations unies, Stéphane Dujarric, a déclaré que l’Onu n'était pas en mesure d'estimer la crédibilité de la publication du New York Times affirmant que le nombre réel de victimes du coronavirus en Russie était supérieur aux statistiques officielles.

«En tant que secrétariat, nous n'avons pas de statistiques indépendantes des gouvernements. Les seules statistiques que nous avons, à ce que je sache, sont les statistiques du gouvernement», a expliqué Stéphane Dujarric lors d'une réunion d'information, en réponse à la question de savoir si les Nations unies recevaient des statistiques officielles du gouvernement russe et si les Nations unies avaient leurs propres calculs.

Selon lui, il est extrêmement important, en ce qui concerne tous les pays membres de l'Onu, que les statistiques soient les plus précises possibles, représentant un outil essentiel dans la lutte contre le virus.

Le Secrétaire général de l'Onu avait déjà appelé à plusieurs reprises à lutter contre la désinformation concernant la situation du coronavirus dans le monde.

La Russie réagit aux publications

Auparavant, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, avait traité les publications à ce sujet du Financial Times et du New York Times de «fusillade de fakes», demandant un démenti.

En outre, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré ce mercredi 13 mai que les mesures que la Russie entreprendra envers ces deux médias dépendront de s’ils publient un démenti ou non.

D’après Maria Zakharova, le ministère a envoyé un communiqué concernant les publications au représentant de l'OSCE aux questions de la liberté des médias, Harlem Désir, et au secrétaire général de l'Unesco, Audrey Azoulay. En outre, la porte-parole du ministère russe a précisé que des documents similaires seront envoyés au secrétariat de l'Onu, comme exemple de «l'infodémie» que le monde est appelé à combattre.

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