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Le retrait du traité Ciel ouvert des États-Unis relève du même modèle de comportement qu’ils ont déjà illustré lors de leur sortie du traité FNI ce qui est «une autre étape du démantèlement de l'architecture de sécurité internationale», estime le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

Le retrait des États-Unis du traité Ciel ouvert est une nouvelle étape de Washington pour démanteler le système de sécurité mondiale, a martelé le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

«Le 2 août 2019, les États-Unis ont achevé leur retrait unilatéral du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, à la suite de cela il a cessé d'exister. La fin de cet accord en grande partie essentiel pour la stabilité stratégique a été une autre étape du démantèlement de l'architecture de sécurité internationale par les Américains. Leurs accusations contre la Russie de non-respect de ce document n'ont été qu'un prétexte pour l'abandonner. D'autant plus que Washington n'a toujours pas présenté de preuves pour expliquer ses revendications», a déclaré Riabkov lors d'un débat en direct organisé par la Fondation Gortchakov.

Revenant sur le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, il a ajouté que les États-Unis n'avaient pris aucune mesure pour remédier aux violations apparentes de leurs propres obligations en vertu de ce traité, qui interdisaient le déploiement sur terre.

«Hier et aujourd'hui, nous assistons à une approche similaire et à une répétition du même modèle de comportement pour le traité Ciel ouvert», a-t-il indiqué.

Le retrait des USA du traité

Le 21 mai, Donald Trump a annoncé que Washington se retirerait du traité Ciel ouvert et resterait en dehors de l'accord jusqu'à ce que la Russie «respecte ses engagements». Il n'a toutefois pas exclu un retour à l'accord et l'élaboration de nouveaux arrangements.

Le traité Ciel ouvert a été signé le 24 mars 1992, à Helsinki. Les États-Unis l'ont ratifié en 1993 et la Russie en 2001. Le document est entré en vigueur le 1er janvier 2002.

Cet accord prévoit des vols de surveillance non armés sur la totalité du territoire des États membres et vise à renforcer la compréhension et la confiance mutuelle en permettant à tous ses participants de jouer un rôle direct dans la collecte d'informations sur les forces militaires des autres pays membres.

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Tags:
Russie, États-Unis, Traité Ciel ouvert, politique
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