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Les États-Unis perdent davantage en se retirant du traité Ciel ouvert que la Russie, pour qui cette situation ne changera presque rien, a écrit Die Welt le 25 mai.

Dans un article sorti le 25 mai, Die Welt, l’un des principaux quotidiens allemands, a désigné qui était le véritable perdant du retrait des États-Unis du traité Ciel ouvert signé par 35 pays et entré en vigueur en 2002.

Le traité Ciel ouvert donnait une possibilité unique de collaboration entre les armées américaine et russe et renforçait la transparence et la confiance mutuelle entre les pays. Sa fin risque de provoquer une catastrophe sécuritaire en Europe, écrit le journal. Seuls les Américains eux-mêmes seront perdants suite au retrait de leur pays du traité, puisque ils n’auront plus accès aux installations et infrastructures militaires, indique l'article.

D’après Die Welt, des désaccords ont eu lieu entre Moscou et Washington, ce qui a conduit, par conséquent, les États-Unis à interdire aux militaires russes de survoler Hawaï et l'Alaska. Pour sa part, la Russie leur a fermé l'accès à l'Abkhazie, à l'Ossétie du Sud et, par la suite, à Kaliningrad.

Une décision prise sous la pression de détracteurs

L’article précise que Donald Trump a pris la décision de se retirer du traité sous la pression de détracteurs qui estiment qu'il est possible de procéder à une même surveillance grâce à des satellites et qui sont mécontents du manque de caméras numériques sur le Boeing WC-135 utilisé par le Pentagone.

Selon Die Welt, il existe deux inconvénients majeurs pour les États-Unis: les militaires perdront la capacité de survoler le territoire russe et ne seront plus capables de publier et de discuter par la voie diplomatique des données recueillies par les satellites.

Moscou peu affecté

Quant aux alliés américains de l'Otan, ils seront en mesure, comme auparavant, de recevoir des images des infrastructures militaires russes durant les vols, sans avoir de satellites avancés.

Selon le journal allemand, le retrait de Washington du traité affectera peu Moscou, puisque la Russie effectue 90% de ses vols dans le cadre du traité en Europe. Dans le cas d'une réponse similaire de Moscou, le traité Ciel ouvert n’appartiendrait plus qu’au passé.

Retrait de Washington du traité Ciel ouvert

Le Président Donald Trump a annoncé le 21 mai l’intention des États-Unis de se retirer du traité Ciel ouvert.

Le retrait sera effectif dans six mois, mais l'administration américaine a assuré être prête à reconsidérer sa décision «si la Russie se remettait à respecter pleinement le traité». Ce dernier lie 35 pays et donne à chacun d’entre eux «le droit de conduire et l'obligation d'accepter des vols d'observation au-dessus de son territoire».

Dans un communiqué commun, 10 pays de l’UE, dont la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne et les Pays-Bas, ont «regretté» l'annonce de Washington et affirmé qu'ils continueront à mettre en œuvre le traité Ciel ouvert, «fonctionnel et utile».

La diplomatie russe estime que Washington œuvre obstinément pour la destruction du système global de stabilité stratégique en se retirant de tous les accords internationaux.

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Tags:
retrait, Traité Ciel ouvert, États-Unis, Russie
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