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Tout en pointant l'ancien secrétaire d'État, Colin Powell, Donald Trump a en fait admis que son pays avait «fabriqué» un prétexte pour mener une guerre en Irak à partir de 2003. Cette opinion a été exprimée par le chef de la diplomatie vénézuélienne.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, pense que Donald Trump a reconnu que les États-Unis avaient déclenché la guerre en Irak sous un faux prétexte.

«C’est une reconnaissance du Président US que son pays et ses forces militaires ont fabriqué une guerre en se basant sur des mensonges et un faux prétexte, ont tué plus d'un million de personnes et détruit tout un pays. Crimes indéniables contre l'humanité», a-t-il souligné le 7 juin sur son compte Twitter.

La «tache» de 2003

Cette déclaration a été initiée par un récent tweet de Donald Trump concernant une longue allocution de Collin Powel devant le Conseil de sécurité de l'Onu en 2003 sur les armes de destruction massive (ADM) prétendument détenues par l'Irak. Des arguments qui ont servi à justifier l'invasion de ce pays.

Par la suite, M. Powel a admis que cette prestation était une «tache» sur sa réputation: «C'est une tache parce que je suis celui qui a fait cette présentation au nom des États-Unis devant le monde, et cela fera toujours partie de mon bilan».

Dans un tweet rédigé le 7 juin, Donald Trump a ironisé sur cet homme à la réputation selon lui «très surfaite». Tout en revenant sur l'épisode de 2003.

«Powell n'avait-il pas dit que l'Irak avait des armes de destruction massives? Ils n'en avaient pas, mais nous sommes partis en GUERRE!».

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Tags:
Colin Powell, Donald Trump, guerre, Venezuela, Irak, États-Unis
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