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La libre circulation des personnes au sein de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) figure depuis longtemps parmi les grandes priorités de l’organisation, mais la réalisation de cet objectif tarde à venir. Sputnik s’en est entretenu avec des diplomates et un intellectuel brésiliens.

Créée en 1996, la Communauté des pays lusophones, pays ayant en commun la langue portugaise (CPLP) et regroupant l’Angola, le Brésil, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, le Mozambique, le Portugal, Sao Tomé-et-Principe et le Timor oriental, examine depuis de longues années la question de la levée des visas  au sein de l’organisation. En 2019, une commission technique a même été créée à cette fin.

Une pandémie qui brouille toutes les cartes

«Les pays membres de la CPLP mènent des négociations sur un projet d’accord sur la libre circulation des personnes au sein de la communauté, document qui aurait dû être examiné encore en mai, mais la pandémie de Covid-19 ne l’a pas permis et tout porte à croire que cela ne se produira même pas dans l’immédiat», a supposé au micro de Sputnik un porte-parole de la mission du Brésil auprès de l’organisation.

Par ailleurs, l’ambassadeur de bonne volonté brésilien Martinho da Vila a indiqué dans une interview accordée à Sputnik que, pour des raisons différentes, la Communauté des pays de langue portugaise ne vivait pas à présent ses meilleurs jours.

«À une certaine époque, le Brésil était beaucoup plus actif au sein de ce bloc de pays, mais actuellement, nous nous en sommes éloignés», a-t-il constaté.

Et d’expliquer que l’administration du Président Jair Bolsonaro ne s’intéressait pas beaucoup à la CPLP.

La politique change avec le changement de gouvernement?

«L’attitude a changé avec le changement du gouvernement», a résumé Martinho da Vila.

À part le volet culturel dans ses activités, la CPLP s’applique à promouvoir les rapports économiques et le commerce entre les pays membres, a-t-on toutefois rappelé à Sputnik dans la mission brésilienne auprès de la communauté.

Les organisations liées à la culture et à la langue dans les pays membres contribuent à l’intégration entre les pays lusophones. L’Académie brésilienne des Lettres (ABL) a notamment organisé le 15 juin une rencontre virtuelle.

«Le dialogue entre nos établissements scientifiques et culturels est devenu beaucoup plus intense qu’autrefois», a constaté Marco Americo Lucchesi, président de l’ABL.

Et d’exprimer la certitude que le projet de régime sans visas entre les pays membres de la CPLP ne manquerait pas d’être réalisé à l’avenir.

«À ce jour, le Covid-19 est un problème universel, mais il disparaîtra tôt ou tard, et alors, nous pourrons mettre en œuvre notre politique en matière de libre circulation», a conclu le Brésilien.

 

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Tags:
visas, intégration, Portugal, Brésil
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