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Après que Washington a imposé des restrictions de visa aux fonctionnaires du Parti communiste chinois pour «atteinte à l'autonomie de Hong Kong et aux droits de l'Homme», la Chine a décidé le 29 juin de prendre des mesures semblables à l’égard des Américains.

La Chine a annoncé lundi 29 juin des restrictions de visa contre les Américains «s'étant mal comportés» vis-à-vis d'une loi controversée sur la sécurité nationale dans le territoire autonome de Hong Kong, et en passe d'être adoptée.

Ignorant les appels de pays occidentaux et de l'opposition pro-démocratie hongkongaise, Pékin compte bien imposer ce texte, qui selon ses détracteurs menace l'autonomie et les libertés de l'ex-colonie britannique.

Rendu à la Chine en 1997, Hong Kong a été secoué l'an dernier par des manifestations monstres contre l'influence du gouvernement central.

Échaudé par ces événements, Pékin a élaboré en quelques semaines un texte qui contourne le conseil législatif local, faisant craindre à l'opposition honkongaise un recul sans précédent des libertés dans la ville de 7,5 millions d'habitants.

La loi, actuellement en discussion au parlement national chinois, pourrait être adoptée dans les prochaines heures. Elle entend réprimer le séparatisme, le terrorisme, la subversion et la collusion avec des forces étrangères.

Anticipant le passage de ce texte auquel il est opposé, Washington avait annoncé dès vendredi des restrictions de visas visant certains responsables chinois accusés de remettre en cause l'autonomie hongkongaise.

«Les États-Unis ne parviendront jamais à entraver les efforts de la Chine pour faire progresser la législation hongkongaise en matière de sécurité nationale», a déclaré lundi 29 juin Zhao Lijian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
«En réponse aux [mesures annoncées par les] États-Unis, la Chine a décidé d'imposer des restrictions de visa aux ressortissants américains s'étant mal comportés vis-à-vis des questions relatives à Hong Kong», a-t-il annoncé lors d'un point presse régulier.

La Chine a annoncé le mois dernier ce projet de loi, immédiatement jugé par l'opposition hongkongaise comme une manière de réduire au silence le mouvement pro-démocratie.

Pour Pékin, il s'agit de mettre fin aux violences ayant émaillé les manifestations de 2019 et de réprimer le courant pro-indépendance dans le territoire.

Depuis la rétrocession, Hong Kong jouit d'une très large autonomie par rapport au reste du pays dirigé par le Parti communiste, en vertu du principe «Un pays, deux systèmes».

Ses habitants bénéficient notamment de la liberté d'expression, de la liberté de la presse et d'une justice indépendante. Des droits inconnus en Chine continentale.

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Tags:
Parti communiste chinois (PCC), États-Unis, Hong Kong, Chine
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