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En réaction à l’amendement proposé pour le budget militaire des États-Unis de racheter les S-400 russes livrés à la Turquie, le porte-parole du Parti turc de la justice et du développement, Omer Celik, a qualifié son pays d’«acheteur final» et a mis en valeur l’impossibilité d’une telle revente du point de vue juridique.

L’absence de base légale pour revendre aux États-Unis les systèmes de défense antiaérienne russes S-400 livrés à la Turquie a été pointée du doigt par Omer Celik, le porte-parole du Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir).  

Réagissant à l’amendement pour le budget militaire américain présenté par le sénateur John Thune visant à améliorer les relations entre les deux pays, il a rappelé que la Turquie avait initialement souhaité acheter des systèmes de missiles Patriot. Comme Washington n’a pas répondu, Ankara a décidé d’acheter des armements russes.

Le porte-parole a tracé un parallèle avec la participation turque au programme de développement des avions de combat américains. La Turquie se voit comme un acheteur final:

«Quand un pays achète des avions de combat F-16, il ne les revend pas. Il n’y a pas non plus de fondement juridique pour la revente des S-400».

Selon lui, la mise en place des sanctions contre la Turquie est incorrecte. «Nous espérons que Washington apprécie notre souhait émis envers ses systèmes Patriot pour qu’ils fassent l’objet d’une discussion», a conclu Omer Celik.

Pierre d’achoppement

En avril dernier, le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, a déclaré que la décision d’acheter des systèmes russes avait résulté de l’échec des négociations avec les États-Unis, lesquelles avaient duré 10 ans.

L’amendement prévoyant le rachat des S-400 russes auprès de la Turquie a été proposé pour le budget 2020-2021 de la Défense des États-Unis. La proposition figure parmi les 500 autres amendements, tous soumis au vote.

Les relations entre Washington et Ankara se sont détériorées en raison de l’achat des systèmes de défense antiaérienne S-400 russes. Après avoir refusé de renoncer à leur livraison en 2019, la Turquie a été suspendue du programme américain sur les avions de combat F-35.

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Tags:
Omer Celik, F-35 Lightning II, Turquie, S-400, Ankara
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