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Bien qu’il y ait un grand nombre de sujets pertinents à aborder pendant les six mois de présidence allemande de l’UE qui débute ce 1er juillet, c’est la relance économique et le «salut» du projet européen qui occuperont la première place dans l’ordre du jour de l’UE, explique le politologue allemand Alexander Rahr dans une interview à Sputnik.

Le 1er juillet 2020, l’Allemagne prendra la présidence de l’Union européenne et sera donc chargée de déterminer les priorités politiques de l’UE pour les six mois à venir. Malgré de nombreuses questions d’actualité, c’est le «salut» économique qui sera au cœur de l’agenda politique lors de cette présidence, a expliqué le politologue allemand Alexander Rahr, interrogé par Sputnik.

«Je crois que ce sera déjà un succès de la présidence allemande si, à la fin de l'année, l'Union européenne, en tant que bloc économique, en tant qu'organisation économique, survit et ne quitte pas la scène, mais peut-être se renforce», a-t-il déclaré.

Selon lui, pendant ces futurs six mois, l’UE devra «à tout prix» sauver le projet européen et certains de ces pays-membres qui se sont retrouvés au bord de la faillite à cause de la crise sanitaire. Bien qu’au début de la pandémie Angela Merkel se soit montrée réticente à répondre à la crise économique au niveau européen, la possibilité d’une faillite de la zone euro l’avait fait changer d’avis, estime M.Rahr.

L’accent mis sur l’économie

Alors, lors de sa présidence, l’Allemagne devra assurer «la deuxième phase de la pandémie» et relancer l’économie européenne, gravement touchée par la crise du Covid-19.Vu que le problème économique sera prioritaire, «il n’y aura pas assez de temps» pour s’occuper d’autres sujets portant promis par l’Allemagne auparavant: les relations avec la Chine, la Russie, l'Afrique, la question migratoire, la situation avec la Turquie ou bien la crise libyenne et le conflit syrien, a estimé le spécialiste.

«Endiguer la catastrophe économique»

Il fait comprendre que, sur ce plan, la marge de manœuvre de l’UE est limitée, car le potentiel financier de l'Allemagne et de nombreux États européens qui s’occupent normalement de «réparer les trous» s'épuise. Imprimer de l'argent, à son tour, ne fera qu’affaiblir l'économie européenne, a-t-il expliqué.

«Nous avons besoin d'une action dure, d'un plan et d'une solidarité entre tous les pays européens pour endiguer en fait la catastrophe économique», conclut M.Rahr tout en soulignant qu’avec l’allemande Ursula von der Leyen en tant que présidente de la Commission européenne, c’est «la vision allemande du salut de l'Europe» qui sera «poussée».

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Tags:
Covid-19, Allemagne, présidence tournante, UE
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