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Bien que Donald Trump ait affirmé que les prétendues versements russes aux talibans* ne pouvaient pas être pris au sérieux par le renseignement américain, le New York Times continue ses révélations. Selon le journal, des «primes» auraient été effectuées via un trafiquant de drogue afghan.

Le New York Times a publié un autre article sur le complot présumé entre la Russie et les talibans*. Se référant à des responsables américains et afghans, le journal affirme que le trafiquant de drogue Rahmatullah Azizi était le principal médiateur entre les deux parties.

Selon la publication, Azizi, lié initialement à un projet de construction d'une coalition dirigée par les États-Unis, aurait travaillé en Russie. Le New York Times cite des rapports du renseignement confirmés par des responsables afghans, selon lesquels Azizi transférait de l'argent du renseignement militaire russe à des talibans* depuis des années. 

Il y a environ six mois, les services de renseignement afghans auraient perquisitionné les bureaux d'un certain nombre d'hommes d'affaires à Kaboul et à Kunduz, qui seraient liés à «ce système de rémunération».

«Le but de l'opération était Rahmatullah, mais personne ne savait ce qu'il y faisait», a indiqué au NYT le chef de Kunduz Safiullah Amiri. Selon lui, au moment du raid, Azizi «s’est échappé».

«Un bobard des journaux et des Démocrates»

Le New York Times a affirmé dans un article publié le 26 juin que des agents russes avaient discrètement distribué de l'argent à des combattants «proches des talibans*» pour qu'ils tuent des soldats américains ou de l'Otan sur le sol afghan. 

Donald Trump a assuré le 28 juin ne pas avoir été «briefé» sur de possibles primes versées par Moscou à des talibans*. Le 1er juillet, il a nié avoir été informé par les services de renseignement américains, assurant que les sources n'avaient pas été jugées assez solides pour que les détails remontent jusqu'à lui.

«C'est un bobard des journaux et des Démocrates», a-t-il déclaré à la chaîne Fox. «Franchement, je pense que beaucoup de gens au sein des services de renseignement n'ont pas cru que ça s'était vraiment passé».

Le porte-parole du Président russe Dmitri Peskov a également qualifié de «mensonge» la publication du New York Times.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
The New York Times, médiateur, talibans, Taliban, États-Unis, Russie
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