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Face aux désaccords sur les points de passage à la frontière turco-syrienne au sein du Conseil de sécurité de l'Onu, la Russie a élaboré ce vendredi 10 juillet un nouveau projet de résolution pour livrer de l’aide humanitaire en Syrie. Il s’agit d’une «proposition de compromis» après que le Conseil de sécurité a rejeté le précédent projet russe.

Moscou a préparé un nouveau projet de résolution sur la prolongation du fonctionnement d'un point de passage à la frontière turco-syrienne pour livrer de l’aide humanitaire en Syrie, indique ce vendredi 10 juillet sur son compte Twitter Dmitry Polyanskiy, ambassadeur russe adjoint auprès de l'Onu.

Selon lui, ce passage frontalier représente plus de 85% du volume total des opérations humanitaires.

​D’après le diplomate, le reste des opérations humanitaires peut être redirigé via ce point de passage compte tenu des changements «sur le terrain», la zone de désescalade ayant diminué de 30%.

«Nous rejetons les allégations de certains de nos collègues du Conseil de sécurité de l'Onu accusant la Russie d'avoir privé des millions de personnes du nord-ouest de la Syrie de l’'aide humanitaire de l'Onu. Si notre projet de résolution est adopté, les flux d'aide ne s'arrêteront pas».

​Il a appelé à soutenir ce projet. «S'ils bloquent notre proposition de compromis, ils seront responsables des conséquences», a conclu Dmitry Polyanskiy.

Des divergences sur les points de passage

Deux points de passage, ceux de Bab al-Hawa et Bab al-Salam, situés à la frontière avec la Turquie, sont utilisés pour livrer de l'aide humanitaire mais leur période de fonctionnement expire le 10 juillet. Pour la prolonger, le Conseil de sécurité de l’Onu doit adopter une résolution. Cependant, des divergences sont apparues à cet égard.

La Russie et la Chine ont opposé le 7 juillet leur veto à un projet de résolution censé prolonger le fonctionnement des deux points de passage d’un an, car, selon Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie à l’Onu, seul 14% du volume total de l’aide humanitaire est livré à Idlib par Bab al-Salam.

Proposition de Moscou

Moscou a proposé de ne garder que Bab-al-Hawa pour une durée de six mois. Ce texte prévoyait ainsi de réduire l’aide en provenance de l’étranger sur fond de la restauration progressive du contrôle du pays par l’armée syrienne.

Cependant le Conseil de sécurité de l’Onu n’a pas adopté cette résolution. Quatre pays se sont prononcés en sa faveur, sept l’ont rejetée et quatre se sont abstenus, a annoncé le 8 juillet le président du Conseil de sécurité, l’ambassadeur allemand Christoph Heusgen. Afin de l’adopter il fallait obtenir neuf voix sur 15 et ne se voir opposer aucun veto d’un membre permanent.

 

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Tags:
Russie, aide humanitaire, Syrie, Conseil de sécurité de l'Onu, ONU
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