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Les activistes de L214, une association de protection animale, ont manifesté à Rungis face au siège social du distributeur Lidl. Ce dernier ne s’est toujours pas complètement engagé à respecter les critères de l’ECC, le programme européen d’amélioration des conditions d’élevage et d’abattage des poulets. Reportage Sputnik.

Les poulets «sont sélectionnés par rapport à la vitesse de croissance. Les muscles grossissent plus rapidement que les os et les organes, ce qui entraîne de graves problèmes respiratoires et cardiaques, certains ne peuvent plus se tenir sur leurs pattes. Sans pouvoir se déplacer, ils agonisent au sol», dénonce dans un entretien à Sputnik Bryan, chargé des relations agroalimentaires de L214, association antispéciste.

Une douzaine d’activistes du collectif se sont présentés avec des pancartes décorées du logo du groupe de grande distribution Lidl ensanglanté, accompagné du slogan «Stop cruauté» ce mardi 21 juillet à Rungis.

​La question des conditions déplorables d’élevage intensif de gallinacés est un combat de longue date: depuis la publication en 2007 de la directive du Conseil de l’UE sur la protection des poulets, les défenseurs du bien-être animal n’ont cessé de pousser les producteurs et les distributeurs dans leurs retranchements, à coup d’actions et de pétitions.

Dans le cadre de cette campagne, l’association L214 a dénoncé un «engagement assez flou» de Lidl sur la question des poulets. Elle exige que le distributeur s’engage fermement sur les critères de l’European Chicken Commitment (ECC), le programme d’amélioration des conditions d’élevage et d’abattage des poulets pour «une densité moindre de population galline au sein des élevages, des vitesses de croissance moindres.»

​​Lidl France promet, d’ailleurs, dans son communiqué publié vendredi dernier de «se donner tous les moyens pour remplir les critères» de l’ECC. Les militants de L214 dénoncent, quant à eux, l’omission des «questions de densité [de poulets, ndlr] à ramener à 30 kg de poids vif/m2 et d’élimination de souches à croissance rapide» que le distributeur allemand considère comme «inatteignables pour 100% des approvisionnements d’ici 2026».

​«C’est étonnant, souffle Bryan, pourquoi Lidl n’y arriverait pas, tandis que plusieurs de ses concurrents se sont engagés dans cette voie d’une manière ferme et non ambigüe: Carrefour, Intermarché, Système U, Auchan et d’autres.»

L’activiste souligne par ailleurs un intérêt général pour la démarche de la L214, puisque «90% des Français sont favorables à de meilleures conditions de vie et d’abattage des animaux», ce qui représente pour lui un «consensus national sur la question».

L’association avait déjà fait campagne contre Lidl fin 2018, avant cette fois-ci de tourner en dérision la saga de publicités «On est mal, patron» afin de l’utiliser dans une campagne d’ampleur contre l’enseigne allemande.

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Tags:
abattoir, élevage, protection, animaux, végétalisme, végans
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