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Les menaces des sénateurs américains contre le port allemand de Sassnitz à cause du Nord Stream 2 aggravent la crise des relations entre les États-Unis et l'Allemagne et sont «complètement inappropriées», selon le secrétaire d'État du ministère allemand des Affaires étrangères.

Dans une interview accordée au journal Handelsblatt, le secrétaire d'État du ministère allemand des Affaires étrangères Niels Annen a accusé les États-Unis d'ingérence dans les affaires européennes suite à une lettre de sénateurs américains contenant des menaces contre le port de Sassnitz.

«La politique américaine de sanctions extraterritoriales contre nos proches partenaires et alliés est une grave ingérence dans notre souveraineté nationale», a-t-il déclaré.

Le diplomate a indiqué que «le ton et le contenu des menaces formulées dans les lettres récemment envoyées par les sénateurs aux entreprises allemandes sont totalement inappropriés». 

«Nous avons clairement indiqué à nos partenaires américains que nous n'acceptons pas la pression sur nos entreprises», a-t-il signalé.

La politique énergétique allemande et européenne sera décidée «exclusivement à Berlin et à Bruxelles et non à Washington».

M.Annen a également annoncé que l'Allemagne utiliserait la présidence au Conseil de l'UE pour «renforcer la souveraineté européenne» et que «l'Europe ne doit pas céder au chantage».

Les menaces des sénateurs et sanctions américaines

Dans une lettre dont Sputnik a pris connaissance trois sénateurs américains, Ted Cruz, Tom Cotton et Ron Johnson, ont menacé le port allemand de Sassnitz, dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, de sanctions sévères en raison de son rôle dans la construction du gazoduc Nord Stream 2 dans la mer Baltique.

«Si vous continuez à livrer des marchandises, des services et à soutenir le projet Nord Stream 2, vous empêcherez la survie de votre entreprise», ont-ils écrit à l’administration du port.

Les États-Unis, qui font la promotion de leur gaz liquéfié en Europe, s’opposent activement à la réalisation du projet, tout comme l’Ukraine et plusieurs pays européens. Le pays de l’oncle Sam a adopté des sanctions contre le projet en 2019, réclamant que les sociétés chargées de poser les tubes arrêtent leurs travaux.

La société suisse Allseas a ainsi presque immédiatement rappelé ses navires.

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Tags:
Nord Stream 2, Niels Annen, Allemagne
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