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Parmi les 4.000 tonnes d’hydrocarbures qu’un vraquier japonais échoué vers l'île Maurice transportait à son bord, au moins 1.000 se sont déjà infiltrées dans l'océan. Le vice-président exécutif de la société exploitant le navire s’excuse de cet accident qui risque d’entraîner une catastrophe écologique et promet de régler le problème

Au moins 1.000 tonnes d’hydrocarbures se sont infiltrées dans l'océan Indien près de l'île Maurice à partir d'un vraquier japonais qui s'est échoué le 25 juillet sur un récif dans la zone côtière, rapporte Reuters.

​«Nous présentons nos plus sincères excuses pour ce qui s'est passé et nous traiterons le problème jusqu'à la toute fin», a déclaré Akihiko Ono, vice-président exécutif de Mitsui OSK Lignes, qui exploite le navire, lors d’une conférence de presse à Tokyo ce 9 août, en ajoutant que l'entreprise «ferait tout ce qui est en son pouvoir pour régler le problème».

Pour l’instant quelque 500 tonnes d’hydrocarbures ont été récupérées du navire, mais il en reste encore 2.500 tonnes à son bord. Suite à l’accident, l’île Maurice a déclaré vendredi 7 août l'état «d'urgence environnementale».

Une assistance japonaise promise

Le Japon enverra une équipe de secours de six personnes, à la demande du gouvernement mauricien, pour aider à éliminer la coulée noire, indique un communiqué du ministère japonais des Affaires étrangères publié ce dimanche 9 août.

«Nous espérons que cette assistance contribuera à la restauration de l'environnement de Maurice et à la prévention de la pollution marine», indique le communiqué.

Une aide de la part de la France

De son côté, Emmanuel Macron s'est également engagé samedi 8 août à apporter une aide matérielle à l'île Maurice.

«Nous déployons dès à présent des équipes et du matériel depuis La Réunion», a tweeté le Président français, en notant que «lorsque la biodiversité est en péril, il y a urgence d'agir. La France est là. Aux côtés du peuple mauricien».

Une réaction tardive des autorités mauriciennes

Une image satellite montrant la marée noire qui s'est formée
AFP PHOTO / SATELLITE IMAGE ©2020 MAXAR TECHNOLOGIES
Le vraquier Wakashio, appartenant à une entreprise japonaise mais battant pavillon panaméen, transportait 3.800 tonnes d'huile lourde et 200 tonnes de diesel lorsqu'il a heurté le 25 juillet un récif à Pointe d'Esny. Cependant les autorités mauriciennes n’ont commencé à sonner l’alarme que le jeudi 6 août.

Les écologistes craignent que la marée noire ne soit la pire catastrophe écologique que la nation insulaire de Maurice ait connue et qu'elle ne mette en danger son écologie marine et les eaux cristallines qui attirent les touristes du monde entier.

Maurice et ses 1,3 million d'habitants dépendent de ces eaux pour la nourriture et l'écotourisme dans une zone qui compte parmi les plus beaux récifs coralliens du monde et constitue un sanctuaire pour une faune rare et endémique, ainsi que des zones humides uniques classées.

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Tags:
Emmanuel Macron, île Maurice, Japon, France
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