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Alors que des incidents se sont produits sur des plages belges -plusieurs personnes ont notamment été interpellées le 8 août après un affrontement entre vacanciers à Blankenberge-, diverses stations balnéaires du pays ont interdit les touristes «d’une journée», rapporte l’agence France-Presse.

Plusieurs villes du littoral et stations balnéaires flamandes ont annoncé dimanche 9 août l'interdiction des «touristes d'une journée» pendant la vague de chaleur, après des incidents causés par le non-respect des mesures contre la pandémie, rapporte l’AFP.

Les communes de Knokke-Heist et de Blankenberge ont pris cette décision pour «garantir la sécurité publique», ont indiqué leurs édiles.

Plusieurs personnes ont été interpellées samedi à Blankenberge après des affrontements entre vacanciers sur la plage.

Un groupe de jeunes a ainsi été sommé de quitter la grève après avoir refusé de respecter les mesures de sécurité imposées contre la pandémie. Une bagarre a éclaté entre vacanciers et a tourné à l'émeute avec intervention de la police.

Sur des images prises par des témoins et postées sur les réseaux sociaux, des jeunes jettent des parasols sur les policiers.

Les fauteurs de troubles interpellés ont été interdits de séjour dans la commune et le tourisme d'un jour y a été interdit. «Nous avons besoin d'un temps mort», a expliqué la maire, Daphné Dumery.

«Quiconque vient à Blankenberge doit avoir une raison valable pour y accéder. Avec cette mesure, nous tentons de rétablir le calme», a-t-elle souligné.

La commune de Knokke a pris un arrêté similaire à la suite de «dizaines d'incidents, aussi bien la journée que pendant la nuit», explique un communiqué.

Le conseil communal s'est dès lors «senti obligé de prendre des mesures drastiques. Pour garantir la sécurité publique, les touristes d'un jour ne pourront plus se rendre» dans la station balnéaire.

Des contrôles seront mis en place dès dimanche aux entrées de la commune et les arrivants devront avoir «une preuve» pour justifier leur venue: habiter la ville, y résider dans une location ou un hôtel, y travailler.

«Tous les véhicules seront contrôlés. Quiconque n'a pas de raison valable d'être à Knokke devra faire demi-tour immédiatement», ont averti les élus.

La SNCB a informé les passagers des trains en direction de la côte belge des mesures décidées par les autorités de Blankenberge et Knokke pour «vérifier si leur destination est autorisée».

Les Belges se sont rués vers la côte samedi, à la recherche de fraîcheur tandis que les températures dépassaient les 35°C.

La ville d'Ostende s'est associées aux deux cités balnéaires pour demander à la SNCB de ne plus prévoir de trains supplémentaires vers le littoral.

«Samedi, les trains sont arrivés sur la côte, remplis à 115%. Ce n'est pas responsable», a protesté le gouverneur de la province dans un communiqué.

«La police surveillera strictement toutes les villes côtières pour s'assurer qu'elles respectent toutes les directives. Les contrevenants seront sévèrement punis», a-t-il averti.

La Belgique est touchée depuis samedi par une vague de chaleur prévue pour durer plusieurs jours avec des températures supérieures à 35°, rappelle l’AFP.

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Tags:
interdiction, plages, Belgique
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