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Benyamin Netanyahou a déclaré le 17 août que la réaction des pays arabes au récent accord émirati-israélien montrait un «changement» dans leur attitude envers l'État hébreu. Interrogé par la chaîne émiratie Sky News Arabia, le Premier ministre israélien s’est dit convaincu que le Proche-Orient était prêt à avancer dans le processus de paix.

Le Premier ministre israélien a évoqué, dans une interview accordée à la chaîne de télévision émiratie Sky News Arabia, la volonté des pays arabes d'améliorer leurs relations avec l'État hébreu. Dans cet entretien télévisé qui a suivi l'annonce de l'établissement de relations officielles avec les Émirats arabes unis, Benyamin Netanyahou a relevé le changement d'attitude du monde arabe envers Israël ces dernières années. 

«Quand Israël a conclu un accord de paix avec l'Égypte [en 1979, ndlr], tous les pays arabes ont condamné l'Égypte, mais maintenant nous voyons que de nombreux pays arabes ont soutenu la décision des Émirats arabes unis de normaliser ses relations avec Israël. La position de nombreux États arabes envers Israël a changé, ce qui signifie que les gens sont prêts pour la paix», a-t-il déclaré à la chaîne.

Selon lui, les habitants de la région sont fatigués de la guerre, des conflits et du terrorisme. «Avec cet accord, nous faisons avancer le processus de paix au Moyen-Orient», a ajouté le Premier ministre israélien avant d’exprimer sa conviction qu'à l'avenir, de nombreux autres pays arabes emboîteront le pas aux Émirats arabes unis.

Un accord historique

Israël et les Émirats arabes unis ont annoncé le 13 août avoir conclu un accord de paix négocié avec l’aide des États-Unis et qui devrait aboutir à une normalisation complète des relations diplomatiques entre les deux pays. Selon les conditions du traité, Israël s’engage à reporter la mise en œuvre de sa décision d'étendre sa souveraineté au territoire de Cisjordanie. La signature d’un certain nombre d’accords bilatéraux dans le domaine notamment des investissements, du tourisme, des vols directs, de la sécurité, des télécommunications, est prévue.

L’autorité palestinienne, quant à elle, a annoncé qu’elle n’accepterait pas la déclaration trilatérale.

L’«accord du siècle»

Donald Trump a présenté le 28 janvier son plan de règlement du conflit israélo-palestinien, qu’il a baptisé «accord du siècle». Ce plan reconnaît Jérusalem en tant que «capitale indivisible d'Israël» et offre à l’État hébreu la possibilité d'annexer les territoires palestiniens en Cisjordanie ainsi que d'étendre sa souveraineté à la vallée du Jourdain. L’accord propose également la création d'un État palestinien démilitarisé et dépourvu de contrôle sur ses frontières et son espace aérien avec la future capitale à Abu Dis, banlieue orientale de Jérusalem.

La Palestine qualifie de «trahison» l'accord israélo-émirati et a rappelé son ambassadeur à Abou Dhabi.

Dans le cadre du processus de paix avec Israël, actuellement suspendu, les Palestiniens exigent que les futures frontières entre les deux États souverains suivent les lignes qui existaient avant la guerre des Six jours de 1967, avec un éventuel échange de territoires. Ils espèrent créer leur propre État en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, en faisant de Jérusalem-Est sa capitale. Israël refuse de revenir aux frontières de 1967, encore moins de partager Jérusalem qui a déjà été déclarée capitale israélienne éternelle et indivisible.

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Tags:
Émirats Arabes Unis, Benjamin Netanyahu, paix, Israël
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