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En réponse au Président Loukachenko, Olga Kovalkova, personne de confiance de l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa, a déclaré ce 18 août que le conseil de coordination créé afin d’assurer le transfert du pouvoir dans le pays n’avait pas pour objectif de s'en emparer de manière anticonstitutionnelle.

Le conseil de coordination créé par l’opposition biélorusse au lendemain de l’élection présidentielle ne compte pas s’emparer du pouvoir de manière anticonstitutionnelle, a informé ce mardi 18 août Olga Kovalkova, personne de confiance de Svetlana Tikhanovskaïa qui a brigué le mandat présidentiel lors de l'élection du 9 août. Selon l’opposition, ce conseil vise à assurer le transfert du pouvoir. Il sera composé de 70 personnes, a précisé Mme Kovalkova.

«Le conseil de coordination agit sur la base des principes fondamentaux de la constitution de la République de Biélorussie, il ne se fixe pas pour objectif de s'emparer du pouvoir de l'État par des moyens non constitutionnels, n'appelle pas à organiser et à préparer des actions qui violent l'ordre public», a souligné Mme Kovalkova auprès des journalistes.

Calmer «certaines têtes brûlées»

Plus tôt, le Président Loukachenko avait déclaré que l’opposition biélorusse avait créé ledit conseil pour «bercer» les structures de force et s’emparer du pouvoir. Commentant cette initiative, il a également fait savoir que les autorités de la République avaient assez de mesures pour refroidir «certaines têtes brûlées».

Manifestations post-électorales

L’élection présidentielle du 9 août en Biélorussie a été remportée, selon les chiffres officiels de la Commission électorale centrale, par Alexandre Loukachenko qui a obtenu 80,1% des voix. La candidate de l’opposition Svetlana Tikhanovskaïa a été créditée de 10,1% des suffrages.

L'annonce des résultats a été suivie par un mouvement de protestation dans la capitale et dans plusieurs autres villes du pays. Les forces de l’ordre ont eu recours à des gaz lacrymogènes, des canons à eau, des grenades assourdissantes et des munitions en caoutchouc jusqu’à ce qu’elles décident de ne plus réprimer les manifestations.

Selon les chiffres officiels, plus de 6.700 personnes ont été interpellées. Lors des protestations, des centaines de personnes ont été blessées, parmi lesquelles plus de 120 agents des forces de l'ordre, et deux manifestants ont été tués, d'après le ministère de l'Intérieur.

Dimanche 16 août, la capitale a vu déferler les partisans du Président et ceux de l'opposition. Selon l'Intérieur, aucun incident n'a été enregistré.

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