International
URL courte
5340
S'abonner

Des manifestants anti-avortement ont protesté contre l’opération que devait subir une fillette de 10 ans, au Brésil. L’enfant, violée par son oncle, était attendue par les protestataires lors de son entrée à l’hôpital.

L’avortement d’une enfant de 10 ans a entraîné des protestations dans la ville de Recife, rapporte le quotidien Diario de Pernambuco. 

Le vaccin anti-Covid
© Sputnik . Service de presse du ministère russe de la Défense
La fillette avait été violée à plusieurs reprises par son oncle, depuis l’âge de six ans. Celui-ci, en fuite, n’a pas encore été interpellé.

Après une longue bataille juridique, l’enfant avait dû être transférée vers la ville de Recife, l’hôpital de sa région natale ayant refusé de pratiquer l’avortement. La localisation de l’établissement devant finalement procéder à l’intervention était censée rester secrète, mais l’information a fuité.

De nombreux manifestants se sont donc réunis devant le bâtiment et ont essayé de forcer les portes, comme le montrent des vidéos postées sur les réseaux sociaux.

Dans le coffre d’une voiture

La fillette a finalement pu être introduite secrètement dans l’hôpital, après avoir été cachée dans le coffre d’une voiture. C’est le médecin et obstétricien Olimpio Moraes, coutumier de ce genre d’opérations et déjà excommunié par l’Église, qui a pratiqué l’avortement. Au sortir de l’intervention, il a précisé que la patiente se portait «cliniquement bien» et semblait «soulagée».

Par la suite, des militantes féministes et pro-choix se sont aussi réunies devant l’hôpital, pour faire face aux manifestants. Leur action a également été filmée et les vidéos sont parues sur les réseaux sociaux.

Lire aussi:

Il tente de mourir en percutant une voiture avec 3 enfants à bord, le juge l’autorise à repasser son permis dans 2 ans
Les derniers mots de Maradona dévoilés par une chaîne de télévision
À la suite d’une décision de justice, elle se retrouve contrainte de partager sa maison avec un squatteur
Le Premier ministre arménien réagit à la résolution du Sénat français sur le Haut-Karabakh
Tags:
enfants, Église catholique, Brésil, avortement
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook