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Les talibans* ont procédé à des tirs de roquettes ces dernières semaines sur des installations américaines en Afghanistan, ce qui équivaudrait à une violation de l'accord de paix qui les lie aux États-Unis, selon le New York Times.

Les talibans* auraient tiré des roquettes sur des bases américaines en Afghanistan, ce qui est une violation flagrante de l'accord de paix entre eux et les États-Unis, rapporte le New York Times, se référant à trois responsables militaires américains.

Selon ces responsables, une dizaine de roquettes ont été tirées fin juillet autour de la base aérienne de Camp Bastion dans la province de Helmand (sud de l'Afghanistan) utilisée par les militaires afghans et américains. Début août, plusieurs roquettes ont frappé l’importante base américaine de Camp Dwyer située dans la même province.

Un chef militaire taliban* familier de la région a nié les frappes sur ces bases américaines à Helmand, affirmant que les tirs feraient l’objet d'une enquête.
Un responsable militaire américain bien informé a déclaré au journal que les tirs de roquettes auraient pu être orchestrés par une faction opposée à l'accord avec les Américains.

Les attaques n'ont fait aucune victime du côté américain et sont restées sans réponse publique de Washington.

Riposte américaine

Une source du quotidien a indiqué que, lors de ces récentes attaques, les talibans* avaient tiré des roquettes à plusieurs kilomètres de distance et que les tirs avaient manqué de précision. Aussitôt après l'attaque de Camp Dwyer, les avions américains ont riposté en frappant le site du tir et en détruisant les munitions qui n'avaient pas encore été tirées.

Selon le New York Times, les talibans* semblent être restés fidèles à l'accord, du moins publiquement, lorsqu'il s'agit de ne pas attaquer les forces américaines ou de la coalition. Mais lorsqu'ils lancent des assauts contre les forces afghanes, les États-Unis procèdent à des frappes aériennes pour aider ces dernières.

La réticence à condamner Al-Qaïda*

Le quotidien signale qu'un point de friction entre les deux parties de l'accord est la réticence des talibans* à condamner Al-Qaïda*, alors que le texte définit clairement leur rupture avec ce groupe terroriste avant le retrait total des troupes américaines. Les responsables du Pentagone estiment que des terroristes d'Al-Qaïda* restent ancrés dans la base des talibans*.

L'accord de paix signé en février à Doha, capitale du Qatar, stipule que les talibans* s'abstiendront de frapper les forces américaines et de l'Otan alors qu'elles se retirent progressivement du pays et que l'armée américaine n'attaquerait les talibans* que pour défendre les forces afghanes.

Cet accord de paix, le premier en plus de 18 ans de guerre, prévoit le retrait des forces étrangères d'Afghanistan en l'espace de 14 mois et le début d'un dialogue inter-afghan après l'échange de prisonniers. À la mi-juillet, les militaires américains ont abandonné cinq bases en Afghanistan dans le cadre de cet accord.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
talibans, Afghanistan, États-Unis
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