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Triste anniversaire: comme chaque année le 1er septembre, à Paris comme en Russie, on rend hommage aux victimes de la prise d’otages de l’école de Beslan. Une messe mémorielle et une soirée commémorative se sont tenues au Centre Spirituel et Culturel orthodoxe russe. Reportage.

Le temps passe, mais la mémoire du 1er septembre 2004 reste vive. Ce jour-là, en pleine fête de la rentrée scolaire, un groupe d’une trentaine des terroristes séparatistes tchétchènes s’est emparé de l’école N°1 de Beslan, en Ossétie du Nord.

À des milliers de kilomètres de la république caucasienne, Paris honore la mémoire des 334 victimes de la prise d’otages. 186 enfants ont péri dans cette attaque terroriste et une messe orthodoxe a été célébrée en leur souvenir en la cathédrale de la Sainte-Trinité, quai Branly.

​«Aujourd’hui, nous commémorons à la fois les victimes de Beslan et les victimes d’attaques terroristes dans différents pays. Par coïncidence, demain commence le procès des attentats terroristes de Charlie Hebdo», a déclaré Leonid Kadychev, directeur du centre.

Il y a seize ans jour pour jour, les terroristes exécutaient immédiatement une vingtaine otages, avant d’en conduire 1.128 –enseignantes, mères et enfants– dans le gymnase et de les détenir pendant trois jours, sans eau ni nourriture. C’est le 3 septembre, vers midi, que des explosions et des tirs aveugles retentirent. Des enfants et des femmes ont commencé à sauter par les fenêtres et par la brèche dans le mur du gymnase, accueillis aussitôt par des forces spéciales qui encerclaient l’école. 334 personnes ont péri dans la tragédie et 810 autres ont été blessées.

​La veille de l’ouverture du procès des attentats de Charlie Hebdo, de l’Hyper Cacher et de Montrouge, l’événement parisien visait également à rendre hommage aux victimes des attentats de Nice et de Paris.

La coopération antiterroriste franco-russe sur le tapis

Il a rassemblé des représentants de l’ambassade russe, Henri-Paul Falavigna, président fondateur de l’association Solidarité enfants de Beslan, ainsi que de simples fidèles.

Après la veillée religieuse, une discussion sur le thème de la coopération entre la Russie et la France dans le domaine de la lutte contre le terrorisme s’est ouverte dans l’auditorium du Centre russe. Régis Le Sommier, rédacteur en chef adjoint de Paris Match, qui a participé à la discussion, a souligné la nécessité d’une coopération plus étroite entre la France et la Russie.

«La Russie a une certaine expérience, et nous avons la nôtre. Il faut les harmoniser […] Aujourd’hui, pendant l’épidémie du coronavirus, on parle moins de terrorisme, mais il n’a pas disparu. J’ai entendu ce matin que ces derniers mois en France, six attaques terroristes ont été évitées, c’est-à-dire que nos services spéciaux fonctionnent efficacement. Je pense qu’ils seront encore plus efficaces, avec une bonne coordination avec la Russie», a déclaré Régis Le Sommier.

Sergueï Parinov, chef du service de presse de l’ambassade de Russie à Paris, a également souligné que le terrorisme ne pouvait être vaincu qu’avec des efforts conjoints. «Ni à Moscou, ni à Paris, ni à Nice, ni à Berlin, ni à Bruxelles, ni aux États-Unis, personne au monde n’est à l’abri de ce mal», a déclaré le diplomate. Sergueï Parinov a également exprimé sa gratitude à Henri-Paul Falavigna, président de l’Association «Solidarité avec les enfants de Beslan», pour son soutien aux survivants de cette tragédie.

«Nous avons mis notre temps et notre argent dans des actions humanitaires. Nous avons aidé 200 enfants à surmonter la crise post-traumatique, nous les avons fait venir en France en vacances, aidés à obtenir des prothèses auditives à ceux qui ont souffert des explosions», a rappelé Henri-Paul Falavigna.

Une veillée de trois jours a commencé à Beslan, en Ossétie du Nord, en mémoire du 16e anniversaire de l’attaque terroriste de 2004. Les habitants de la ville apportent des jouets, des couronnes et de l’eau dans le gymnase où les otages étaient détenus: en ruines, il est devenu un monument commémoratif. Le 1er septembre à 9h15 précises, au moment où le premier coup de feu a été tiré il y a 16 ans, la cloche funèbre a retenti. Les autorités de la république caucasienne et les représentants des organisations publiques ont déposé des fleurs près du mur, avec les portraits d’enfants morts dans l’attentat.

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