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Alexandre Loukachenko sous pression après la présidentielle (35)
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L’ex-chef du KGB biélorusse a été limogé de son poste à cause de l’arrestation de 33 Russes fin juillet, a déclaré le journaliste russe Roman Babaïan à la radio Govorit Moskva, citant des propos d’Alexandre Loukachenko. Le journaliste faisait partie des représentants des médias russes à interviewer le Président biélorusse le 8 septembre.

Le Président biélorusse a annoncé avoir limogé le chef du KGB biélorusse après l’incident lié à l’arrestation de 33 Russes fin juillet, selon le rédacteur en chef de la station radio Govorit Moskva, Roman Babaïan, l’un des journalistes russes qui a interviewé Loukachenko le 8 septembre. L’ex-chef du service des renseignements biélorusse, Valery Vakoultchik, a récemment été nommé secrétaire d'État du Conseil de sécurité du pays.

«Nous avons demandé si le chef du KGB avait perdu son poste à cause de cette histoire [liée à l’arrestation de 33 Russes, ndlr]. Il a dit “oui”. Il a longtemps parlé de ce sujet», a déclaré M.Babaïan.

D’après le journaliste, le Président biélorusse avait reçu des informations selon lesquelles un bus, dans lequel 33 personnes étaient assises, entrait sur le territoire de la Biélorussie. Il avait également été informé que ces 33 personnes étaient logées dans un hôtel, puis qu'elles déménageaient dans un pensionnat.

«Il pose la question à ses chefs de services secrets: serez-vous capable de contrôler le mouvement de toutes ces personnes et leurs activités? Le chef du KGB a déclaré: malheureusement, nous ne garantissons pas que nous pourrons suivre les activités de cette division», a détaillé M. Babaïan en se référant aux propos de Loukachenko. Le Président biélorusse a ensuite ordonné l’arrestation de ces personnes pour clarifier la situation par la suite.

L’arrestation des Russes en Biélorussie

Les autorités biélorusses ont signalé le 29 juillet l’arrestation de 33 citoyens russes près de Minsk. Le comité d’enquête du pays a précisé que les personnes interpellées étaient soupçonnées de préparer des émeutes. Selon les services de renseignement biélorusses, des informations concernant l'arrivée en Biélorussie de «plus de 200 militants pour déstabiliser la situation pendant la campagne électorale» couraient déjà. L'élection du Président de la République a eu lieu le 9 août.

En réagissant à cette arrestation, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré avec un degré élevé de certitude, que les Russes détenus en Biélorussie étaient des employés d’une société privée de gardiennage, présents dans le pays en transit et qu’ils avaient retardés pour prendre leur vol à destination d’un autre pays. Selon Peskov, les détenus n'avaient pas commis d'actes illégaux et la Russie ne s'était pas ingérée et ne s’ingérait pas dans les affaires intérieures de la Biélorussie.

Le parquet général de la Fédération de Russie a indiqué le 14 août que 32 des 33 citoyens russes, détenus sur le territoire biélorusse, avaient été renvoyés en Russie. Le trente-troisième, qui possède également la citoyenneté biélorusse, est resté sur le territoire de la République.

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Tags:
démission, KGB, Biélorussie
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