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«Accord de paix historique» entre les Émirats arabes unis et Israël (53)
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Près d’un mois après l’annonce de l’accord de paix historique israélo-émirati, c’est au tour d’un autre pays arabe, Bahreïn, de normaliser ses relations avec l’État hébreu, a écrit sur Twitter ce 11 septembre Donald Trump. Après cette annonce, Benyamin Netanyahou s’est dit «ému» par cet accord que les Palestiniens ont immédiatement fustigé.

Le Président Donald Trump a annoncé vendredi 11 septembre que Bahreïn et Israël allaient normaliser leurs relations, un mois après l'accord historique entre les Émirats arabes unis et l'État hébreu, rapporte l’AFP.

«Encore une percée historique aujourd'hui!», a écrit sur Twitter le locataire de la Maison-Blanche. «Nos deux grands amis Israël et Bahreïn ont conclu un accord de paix», a-t-il ajouté.

Accord qui s'ajoute à la paix historique avec les Émirats, selon Netanyahou

Dans la foulée, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a confirmé cette annonce.

«Citoyens d'Israël, je suis ému de vous informer que ce soir nous parviendrons à un autre accord de paix avec un autre pays arabe, Bahreïn. Cet accord s'ajoute à la paix historique avec les Émirats arabes unis», a déclaré M.Netanyahou dans un communiqué cité par l’AFP.

Un communiqué commun

Dans un communiqué commun entre les États-Unis, Israël et Bahreïn, qui n'a pas tardé à suivre, les dirigeants des trois pays annoncent l'établissement de relations diplomatiques entre Israël et le royaume de Bahreïn.

La normalisation des relations entre Israël et les alliés des États-Unis au Moyen-Orient, y compris les riches monarchies du Golfe, est un objectif clé de la stratégie régionale de M.Trump, rappelle l'AFP.

Le communiqué commun diffusé par Washington précise que Bahreïn se joindra à une cérémonie de signature prévue mardi à la Maison-Blanche en présence du Premier ministre israélien.

«Un message encourageant», dit le conseiller du roi

La décision de Bahreïn d'établir des relations avec Israël contribue à «la sécurité, la stabilité et la prospérité» de la région, a déclaré le même jour Khaled Al Khalifa, un conseiller du roi de Bahreïn. Cette initiative «envoie un message positif et encourageant au peuple d'Israël qu'une paix juste et globale avec les Palestiniens est la meilleure voie», a-t-il indiqué dans un tweet.

Les Palestiniens fustigent l'accord

La réaction des Palestiniens ne s’est pas fait attendre. L'Autorité palestinienne et le mouvement Hamas ont fustigé l'accord en question.

«L'accord entre Bahreïn et Israël est un coup de poignard dans le dos de la cause palestinienne et du peuple palestinien», a déclaré à l'AFP Ahmad Majdalani, ministre palestinien des Affaires sociales. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a dénoncé une «agression» portant un «grave préjudice» à la cause palestinienne.

Plus tard dans la journée de vendredi, l’Autorité palestinienne a rappelé son ambassadeur à Bahreïn en signe de protestation contre l’accord fraichement conclu. Les Palestiniens ont menacé de répliquer de la même manière contre tout autre pays arabe qui reconnaîtrait Israël.

Des prémisses

Une source israélienne de haut rang avait indiqué cette semaine à l'AFP que Bahreïn était le candidat le plus près d'un accord avec Israël, sans toutefois donner de date précise pour une éventuelle entente entre les deux pays.

Petite monarchie pétrolière du Golfe, Bahreïn était notamment représenté à Washington fin janvier lors de la cérémonie d'annonce de l'«accord du siècle», ce plan de l'administration Trump pour le Moyen-Orient, qui prévoit la normalisation des relations entre des pays arabes et Israël, l'annexion de pans de la Cisjordanie occupée par l'État hébreu et la création d'un État palestinien sur un territoire réduit.

Quelques heures avant l’annonce officielle, les informations concernant cet accord sont d’abord apparues dans le journal israélien Jerusalem Post avant d’être confirmées par le média américain Axios.

La fille du Président américain Ivanka Trump s’est également félicitée de ce «deuxième accord entre Israël et une nation arabe» conclu en l’espace d’un mois.

«La semaine dernière, Jared [Kushner, ndlr] a rencontré le roi Hamed ben Issa Al Khalifa et le prince héritier Salman [ben Hamad Al Khalifa, ndlr], une belle préfiguration de l'accord de paix historique d'aujourd'hui entre Israël et Bahreïn qui établit des relations diplomatiques complètes», a-t-elle écrit sur Twitter.
Dossier:
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Tags:
Israël, Bahreïn, Donald Trump
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