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Alexandre Loukachenko sous pression après la présidentielle (13)
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Les manifestations se poursuivent toujours en Biélorussie, plus d’un mois après la présidentielle. Le ministre de l’Intérieur a expliqué ce 13 septembre pourquoi les forces de l’ordre avaient tiré un coup de semonce à Minsk et utilisé un canon à eau à Brest.

La police a tiré un coup de feu en l'air au fusil à pompe sur l'avenue Pobediteley (des Vainqueurs) à Minsk quand au moins 100 participants à une manifestation ont tenté de libérer des camarades interpellés par les forces de l'ordre, a annoncé ce 13 septembre le service de presse du ministère biélorusse de l'Intérieur.

«Certaines sources ont diffusé vers 18h00 sur Internet des informations selon lesquelles un bruit ressemblant à un coup de feu avait été entendu à Minsk. Nous avons fait la lumière: les policiers ont arrêté plusieurs manifestants», indique-t-il.

Le ministère explique qu’«à ce moment-là, d'autres participants à l'action de protestation, au moins 100 personnes» ont essayé de libérer les manifestants.

«Les forces de l'ordre n'ont pas utilisé de grenades assourdissantes», souligne-t-il.

L’opposition a organisé ce dimanche 13 septembre des manifestations non-autorisées à Minsk et dans plusieurs autres villes.

Ainsi, le service de presse du ministère de l'Intérieur a souligné qu'un canon à eau avait été utilisé dans la ville de Brest, dans le sud-ouest du pays, en raison du blocage des transports publics et de la menace pour les usagers de la route à un carrefour de la ville en fin d’après-midi.

«Environ 1.000 personnes ont fait des rondes, chanté des chansons et crié divers slogans», a expliqué le service de presse.

Les médias locaux avaient annoncé que les forces de l'ordre avaient eu recours à un canon à eau pour disperser un rassemblement non-autorisé dans la ville.

Situation en Biélorussie

D’importantes manifestations ont débuté dans l’ensemble de la Biélorussie le 9 août, après que l’opposition a contesté les résultats de l’élection remportée, selon les données officielles, par le Président sortant Alexandre Loukachenko qui a totalisé 80,1% des voix. Dans les premiers jours, les actions ont été réprimées par les forces de l’ordre avec utilisation de gaz lacrymogènes, canons à eau, grenades assourdissantes et balles en caoutchouc. Par la suite, la police a cessé d’avoir recours à la force pour disperser les rassemblements.

Selon les données officielles, plus de 6.700 personnes ont été interpellées dans les premiers jours. Le ministère de l’intérieur a pour sa part fait état de plusieurs centaines de blessés dont quelque 130 membres des forces de l’ordre. Les autorités ont officiellement confirmé la mort de trois manifestants.

Un mois après les élections, les actions de protestation se poursuivent dans diverses villes de la Biélorussie, aussi bien en semaine que le week-end. Les partisans d’Alexandre Loukachenko tiennent eux aussi des rassemblements.

Dossier:
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situation, Brest (Biélorussie), Minsk, manifestation, Biélorussie
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