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Une semaine après le double incendie dans le camp de demandeurs d’asile de Moria, en Grèce, la police a annoncé avoir arrêté plusieurs jeunes Afghans soupçonnés d'avoir été à l'origine de l'incident.

Six jeunes Afghans, dont deux mineurs, soupçonnés d'être liés à la destruction du camp de migrants de Moria sur l'île grecque de Lesbos, doivent être déférés au parquet ce mercredi 16 septembre, rapporte l'AFP citant des responsables locaux.

Quatre des migrants avaient été interpellés au cours d'une opération de police lundi sur les routes de cette île, où un énorme incendie a ravagé la semaine dernière le plus grand camp de migrants d'Europe, laissant sans abri ses 12.000 occupants, rappelle l'agence.

Les deux autres avaient été transférés en Grèce continentale lors d'une opération d'évacuation de près de 400 mineurs non accompagnés, selon l'agence officielle ANA. Ils ont été ensuite arrêtés.

Un camp provisoire érigé à la hâte

Depuis l'incendie de Moria, survenu dans la nuit du 8 au 9 septembre, des milliers de migrants dorment sur les routes, avec peu de vivres et d'accès à l'eau sous une chaleur de plomb.

Les autorités grecques ont érigé à la hâte un camp provisoire à proximité pour reloger les sans-abri, qui devrait accueillir à terme jusqu'à 9.000 migrants selon la commissaire européenne en charge des Affaires intérieures, Ylva Johansson.

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Tags:
migrants, incendie, Lesbos, Grèce
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