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Commentant l’appel du Parlement européen à durcir les sanctions antirusses, la porte-parole de la diplomatie de la Russie a déclaré que le pays y réagirait «comme à toutes les sanctions», car «sans réponse, rien ne se fait en diplomatie».

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a évoqué une réponse possible de la Russie aux sanctions de l’Union européenne dans le contexte des événements en Biélorussie et la situation autour de l'opposant Alexeï Navalny.

Selon Maria Zakharova, la résolution adoptée par le Parlement européen n'est rien d’autre que la mise en œuvre de l’objectif principal d'aujourd'hui: porter un coup aux relations entre la Russie et l'UE. La porte-parole de la diplomatie a également précisé que la Russie répondrait de manière symétrique.

«Nous essayons toujours de ne pas être avides de sang, mais équitables. C’est pourquoi nos actions sont symétriques, ponctuelles, axées dans la même direction que celles desquelles nous recevons un coup. Et, par conséquent, nous répondons, car sans réponse, rien ne se fait en diplomatie», a déclaré Maria Zakharova sur la chaîne de télévision Rossiya 1.

«Nous y réagirons, comme à toutes les sanctions, comme à toutes les listes de sanctions, comme à toutes les tentatives de supprimer nos médias de l'espace d'information, de ne pas laisser entrer nos journalistes et personnalités publiques. Vous savez parfaitement que nous le pouvons et que nous le savons. Et malheureusement, nous avons déjà assez bien appris à le faire», a-t-elle ajouté.

Appel au durcissement des sanctions contre la Russie

Le 17 septembre, le Parlement européen a adopté une résolution appelant l'UE à accroître la pression des sanctions sur les autorités russes et à reconsidérer de manière significative les relations avec la Russie sur fond de l'empoisonnement présumé de l'opposant russe Alexeï Navalny.

En outre, le Parlement européen a appelé Bruxelles et les gouvernements des États membres «à accorder une attention prioritaire à l'approbation et à la mise en œuvre dans un proche avenir du mécanisme de sanctions dans le domaine des droits de l'Homme du même type que la loi [américaine, ndlr] Magnitski qui inclura des personnes physiques et pourra prévoir des sanctions sectorielles».

Affaire Navalny

Alexeï Navalny a été hospitalisé et placé dans un coma artificiel le 20 août à Omsk, en Sibérie, après avoir fait un malaise à bord d’un avion. Le 22 août, il a été transféré dans un hôpital à Berlin.

Le 2 septembre, le gouvernement allemand a déclaré qu’il avait été empoisonné par une substance appartenant au groupe d’agents toxiques Novitchok. Le 11 septembre, le porte-parole du Kremlin a expliqué que le cas d'Alexeï Navalny faisait l'objet de vérifications dans le cadre des procédures traditionnelles de la justice russe, soulignant que les éléments brandis par Berlin devaient faire l'objet d'une vérification en Russie avant l’ouverture d’une enquête.

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Tags:
Maria Zakharova, sanctions, Alexeï Navalny, Parlement européen, Russie
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