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Les États-Unis ont proposé à la Russie de prolonger le traité New Start de moins de cinq ans, ce qui est une «bonne» offre, selon l’envoyé spécial du Président états-unien. Après la réélection de Donald Trump, le prix de la question augmentera, a-t-il déclaré dans une interview accordée au quotidien Kommersant.

Il a été proposé à la Russie par les États-Unis de prolonger le traité de réduction des armes stratégiques New Start pour une durée inférieure à cinq ans avancée auparavant par la Russie, selon Marshall Billingslea, envoyé spécial du Président états-unien chargé du contrôle des armements.

Il a précisé que la durée plus courte avait été avancée par les États-Unis afin de travailler sur un nouveau document pour le mettre au point dès que possible, en qualifiant la proposition américain de «bonne» offre.

«La Russie elle-même doit décider si elle veut prolonger le New Start. On lui a fait une bonne offre. Nous ne pensons pas que cette proposition soit injuste. Nous pensons qu'elle est fondée sur le principe de réciprocité et conduira à une plus grande transparence. Et nous pensons que cela est très précieux dans un contexte où les États-Unis et la Russie ne se font pas confiance», a détaillé Marshall Billingslea dans une interview au journal russe Kommersant.

Il a ajouté que la durée de ce délai dépendait de «la flexibilité des dirigeants russes».

«Nous avons proposé une période de temps plus courte. On ne peut pas enlever le pied de la pédale, comme on dit, on doit s'occuper du prochain accord. Pour l'instant, nous pensons à une période plus courte», a déclaré Marshall Billingslea à Kommersant.

Par la suite, il a tenu à souligner que les États-Unis étaient prêts à réévaluer leur position, en ajoutant que la réponse était désormais dans le camp de la Russie.

«Nous ajusterons notre position de négociation en fonction de la réaction de la Russie, si elle poursuit. Nous pensons que nous avons établi un plan d'action très clair, très simple, qui profite aux deux pays. Nous pensons également qu'il reflète les discussions que nos Présidents ont eues. Et maintenant, comme j'ai été très clair, nous pensons vraiment que la balle est du côté russe du terrain», a-t-il déclaré.

La proposition est invalide après la présidentielle?

L’envoyé spécial a également expliqué qu’après la présidentielle aux États-Unis qui aura lieu en novembre, la proposition ne sera plus valable, car les conditions auront changé.

Il a souligné qu’après les élections américaines de novembre, les Américains auront «un certain nombre de nouvelles conditions» sur lesquelles ils devront insister.

«Mais pour l'instant, l'offre reste valable sous la forme dans laquelle nous l'avons faite», a déclaré l'envoyé spécial.

Et si la Russie répond «niet»?

Interrogé sur la possibilité de ne pas conclure un accord si les deux pays ne trouvent pas un arrangement d’ici février, quand le traité actuel se termine, Marshall Billingslea a confirmé que dans ce cas les États-Unis ne voient rien de grave dans le fait de ne pas signer d’accord.

«Si la Russie n'accepte pas de conclure vers le mois de février le mémorandum présidentiel du cadre de contrôle des armements, rien de terrible, Washington sera extraordinairement content de continuer la modernisation de l'arsenal nucléaire sans les restrictions de New Start», a expliqué Marshall Billingslea.

Le New Start

Le traité de réduction des armes stratégiques New Start, signé par Moscou et Washington en 2010 à Prague, expirera en février 2021.

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Tags:
États-Unis, Russie, armes, New START (Traité de réduction des armes nucléaires), politique
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