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Dans une interview au journal Kommersant, l’envoyé spécial du Président américain pour le contrôle des armements a confirmé l’empressement de son pays à discuter avec la Russie de toutes les questions qui préoccupent les deux pays ou au moins un d’entre eux. Il a toutefois exclu que les arsenaux nucléaires américains quittent le Vieux Continent.

Les États-Unis sont prêts à discuter avec la Russie de tous les thèmes proposés mais ne vont pas retirer leur armes nucléaires du Vieux Continent, a fait savoir l’envoyé spécial du Président américain pour le contrôle des armements, Marshall Billingslea, dans un entretien au journal russe Kommersant.

À la question de savoir si les États-Unis étaient prêts à faire sortir leurs armes nucléaires d’Europe, il a répondu: «Non, nous n’allons pas le faire. Mais nous sommes prêts à discuter de tout ce dont la Russie veut nous parler».

«Nous prenons très au sérieux la position de la partie russe et considérons qu’il est important de mener un dialogue professionnel sur les questions qui suscitent une préoccupation conjointe ou chez l’une des parties. Ainsi, nous sommes certainement prêts à parler avec la Russie de l’Otan et de nos garanties de la dissuasion nucléaire données aux membres de l’Alliance atlantique. Or, nous ne demandons pas à la Russie de faire de même et de retirer [des armes nucléaires, ndlr]. Nous n’exigeons pas que les autorités russes retirent toutes leurs armes nucléaires de Kaliningrad ou fassent autre chose de ce genre», a-t-il déclaré.

Et de répéter que non, aucune action concrète relative au changement des lieux de stockage ou de déploiement n’était prévue.

New Start

Les 17 et 18 août, Vienne a accueilli des consultations russo-américaines sur la stabilité stratégique et le contrôle des armements. Les délégations des deux pays ont été conduites par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, et le représentant spécial Marshall Billingslea. À l’issue des pourparlers, le vice-ministre russe a déclaré que la partie américaine avait démontré qu'elle n’excluait pas la possibilité de prolonger le traité New Start.

Le traité de réduction des armements stratégiques New Start, signé par Moscou et Washington en 2010, est à présent le seul traité de limitation des armements existant entre les deux pays. Il expire le 5 février 2021. Le Président russe a déjà proposé de prolonger le traité pour cinq ans sans condition préalable.

De son côté, Donald Trump avait déjà indiqué en novembre dernier que les États-Unis aimeraient conclure un nouvel accord de contrôle des armements avec la Russie et la Chine, voire éventuellement avec d’autres pays. Pékin rejette cette option.

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Tags:
Europe, Russie, New START (Traité de réduction des armes nucléaires), États-Unis
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