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La France prendra-t-elle des sanctions contre l’élite politique libanaise? Si Saad Hariri a fait des concessions à ses adversaires chiites, le nouveau gouvernement n’a toujours pas été nommé. Emmanuel Macron, qui a réitéré ses menaces à l’Onu, pourrait s’impatienter et imposer des mesures punitives contre les leaders des partis. Analyse.

Ce 23 septembre, lors de son allocution à l’Assemblée générale (virtuelle) de l’Onu, Emmanuel Macron a une nouvelle fois pressé les autorités politiques libanaises de se mettre d’accord entre elles pour former un gouvernement. S’il a renouvelé son soutien et celui de la France au peuple du pays du Cèdre, il a rappelé aussi sa «détermination à agir […] pour que le Liban puisse se redresser.»

Mais, empêtré dans une crise sans précédent due en partie à la corruption de ses élites, le Liban pourrait se diriger «vers l’enfer», comme l’a affirmé récemment le président Michel Aoun.

Pour éviter une telle tragédie, la France pourrait imposer des sanctions aux responsables politiques du pays. Coupables d’obstruction à la formation du nouveau gouvernement tant attendu, ceux-ci pourraient voir leurs avoirs gelés et leurs visas refusés. L’ancien Premier ministre Saad Hariri, qui influence en sous-main la scène politique libanaise, a récemment fait un compromis avec l’opposition chiite. Pourrait-il malgré tout être menacé par la France de sanctions?

Réponses dans ce nouveau Lignes Rouges en bref.

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Tags:
Saad Hariri, Hezbollah, Emmanuel Macron, Michel Aoun, Moustapha Adib, gouvernement, sanctions, États-Unis, France, Liban
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