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Lors du vote tenu dimanche, les Suisses se sont prononcés à une large majorité contre une limitation de l'immigration des ressortissants de l'Union européenne, ils ont en outre soutenu l'instauration d'un congé paternité de deux semaines, selon les projections publiées peu après la clôture des bureaux de vote.

Les Suisses ont dit «non» à une large majorité dimanche à une initiative de la droite populiste qui aurait limité l'immigration des ressortissants de l'Union européenne, selon les projections publiées peu après la clôture des bureaux de vote.

Selon l'institut de sondage gfs-Bern, les électeurs ont rejeté à 63% l'initiative populaire dite de «limitation» lancée par l'Union démocratique du centre (UDC), le premier parti du pays qui milite pour une «immigration maîtrisée».

La droite populiste, qui estime que la Suisse «subit une immigration incontrôlée et démesurée» et que les «emplois sont menacés», voulait résilier l'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) signé en 1999 avec l'Union européenne.

Elle faisait cavalier seul sur ce thème. Les autres partis et les milieux économiques se sont fermement prononcés en faveur de frontières ouvertes avec une UE qui est le plus important partenaire commercial de la Suisse. Et les régions frontalières dépendent fortement de la main d'œuvre venue des pays voisins membres de l'UE.

«Oui» à un congé de paternité

La Suisse a en outre voté en grande majorité en faveur de l'instauration d'un congé de paternité de deux semaines.

L'institut de sondage gfs-Bern indique, un peu plus d'une heure après la clôture du scrutin, que cette initiative a été plébiscitée par 61% des électeurs. Depuis 2005, la loi suisse accorde aux mères actives 14 semaines de congés payés après la naissance d'un enfant. Mais les pères n'ont droit qu'à un ou deux jours s'ils sont employés.

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référendum, UE, Suisse
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