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Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain de Donald Trump, vient de boucler une tournée en Amérique latine. Maurice Lemoine, journaliste et ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, en dévoile le dessous des cartes pour le Désordre mondial: outre le soutien réaffirmé à Juan Guaido, dans son collimateur… l’UE.

Que faisait le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, en tournée dans quatre pays d’Amérique latine, en pleine campagne présidentielle américaine?

Maurice Lemoine, journaliste spécialiste de l’Amérique latine et ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, explique la stratégie américaine dans le choix des pays visités: Guyana, Suriname, Brésil et Colombie, dont trois ont une frontière commune avec le Venezuela. Il réagit aussi à un rapport de l’Onu, évoqué par Mike Pompeo, accusant le gouvernement de Maduro de crimes contre l’humanité, dont des actes de torture et des meurtres par ses forces d’ordre:

«Il s’agit de mettre la pression sur l’Union européenne, de dire à l’Union européenne: “Vous ne pouvez pas négocier ou soutenir l’opposition modérée ni des élections en décembre prochain dans un pays qui voit sa population massacrée par Nicolas Maduro.”»

Lemoine souligne également l’importance de la Colombie pour Juan Guaido, qui dirige depuis ce pays le mouvement d’opposition privilégié par les États-Unis:

«Bogota, c’est la capitale du Venezuela de Juan Guaido. C’est là qu’il a son gouvernement parallèle. Il y a une Cour de justice parallèle qui siège à Bogota. Il a son ministre des Affaires étrangères qui est à Bogota. Il a monté toute une structure à Bogota.»

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Nicolas Maduro, Juan Guaido
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