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Nouvelle escalade dans le Haut-Karabakh (88)
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Lors d’un entretien téléphonique ce 5 octobre à l’initiative du Premier ministre arménien Nikol Pachinian, Vladimir Poutine a de nouveau souligné la nécessité d’établir un cessez-le-feu dans le Haut-Karabakh, informe le service de presse du Kremlin.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a appelé ce lundi 5 octobre Vladimir Poutine afin de discuter de la situation dans le Haut-Karabakh, en proie à des hostilités depuis le 27 septembre, fait savoir le service de presse du Kremlin.

Lors de cet appel, s’est poursuivie une discussion sur la confrontation militaire qui s’est accentuée dans la zone du conflit du Haut-Karabakh qui a pris de l’ampleur et entraîne des pertes sérieuses des deux côtés et fait des victimes civiles, souligne le Kremlin.

«Vladimir Poutine a de nouveau souligné la nécessité urgente de mettre fin aux hostilités», est-il indiqué.

Depuis le 27 septembre, la date du début de l'escalade du conflit dans le Haut-Karabakh, Pachinian a déjà appelé le dirigeant russe à plusieurs reprises. En revanche, après cette date, le Kremlin n’a annoncé aucun entretien avec le Président azerbaïdjanais Ilham Aliev.

L’histoire du conflit

Le début du conflit dans cette zone remonte à 1988, quand la région autonome du Haut-Karabakh a annoncé son intention de se séparer de la République socialiste soviétique d’Azerbaïdjan, faisant alors partie de l’URSS. Lors des affrontements qui ont duré de 1992 à 1994, Bakou a perdu contrôle sur le Haut-Karabakh ainsi que sur sept zones environnantes.

Depuis 1992, le règlement pacifique du conflit fait l'objet de négociations menées dans le cadre du groupe de Minsk de l'OSCE coprésidé par les États-Unis, la Russie et la France. Les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont d’ailleurs condamné l’escalade actuelle dans un communiqué conjoint publié le 5 octobre en appelant les parties en conflit à «instaurer immédiatement et sans condition un cessez-le-feu».

Alors que l'Azerbaïdjan insiste sur la préservation de son intégrité territoriale, l'Arménie défend les intérêts de la République autoproclamée, car celle-ci ne participe pas aux négociations.

Le regain de tensions

Depuis le 27 septembre, le Haut-Karabakh est le théâtre de nouveaux affrontements entre les armées arménienne et azerbaïdjanaise. La République autoproclamée a déclaré que les militaires azéris avaient ouvert le feu sur son territoire, y compris sur sa capitale Stepanakert. Des victimes parmi la population civile sont à déplorer.

Dossier:
Nouvelle escalade dans le Haut-Karabakh (88)

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