Karabakh: le Président azéri donne «une dernière chance» à l’Arménie, insistant sur la solution militaire

© Sputnik / Accéder à la base multimédiaStepanakert, capitale de la république autoproclamée du Haut-Karabakh, après une frappe d'artillerie
Stepanakert, capitale de la république autoproclamée du Haut-Karabakh, après une frappe d'artillerie - Sputnik Afrique
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Le Président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a déclaré qu’il n’était pas d’accord avec l’idée que le conflit dans le Haut-Karabakh n’avait pas de solution militaire. Il a affirmé donner «une dernière chance» à l’Arménie de retirer ses forces du Haut-Karabakh.

Le problème du Haut-Karabakh est en train d’être réglé par l’armée, contrairement aux affirmations des organisations internationales qui insistaient sur l’absence de solution militaire, a déclaré vendredi 9 octobre le Président azerbaïdjanais, Ilham Aliev.

«Le peuple azerbaïdjanais a plusieurs fois entendu dire que ce conflit n’avait pas de solution militaire de la part de médiateurs, de chefs d’organisations internationales. Et je disais que je n’étais pas d’accord avec cette idée. Et j’ai eu raison. On a mené des négociations pendant 30 ans, y a-t-il eu une avancée? Nous a-t-on rendu un centimètre de nos territoires? […] Non. À présent, comment règle-t-on le problème? N’est-ce pas une voie militaire? C’est par la voie militaire qu’on règle le problème avant de passer aux méthodes politiques», a indiqué M.Aliev s’adressant à la Nation.

«Dernière chance» pour l’Arménie

Le Président azéri a rappelé que des combats étaient en cours sur tous les axes au Haut-Karabakh et que les forces azerbaïdjanaises renforçaient leurs positions dans le cadre de l’opération destinée à «imposer la paix» à l’Arménie.

«Ils ont vu notre force et notre volonté. Aucune force ne peut nous détourner de notre bonne voie. Aucun pays ne peut influer sur notre volonté. Nous leur donnons une dernière chance. Retirez vos troupes, reprenez les négociations, prenez des engagements», a martelé le Président Aliev.

«Nous avons percé» la ligne de contact, elle n’existe plus

Selon le chef d’État, il n’y a plus de ligne de contact entre les forces azerbaïdjanaises et arméniennes au Haut-Karabakh, Bakou «récupérera les territoires occupés».

«Il n’y a plus de ligne de contact. Nous l’avons percée. Ils ont fortifié cette ligne de contact pendant 30 ans. Le relief de cette région y crée une limite naturelle. Nous allons du bas vers le haut, ils y ont construit des fortifications en béton durant 30 ans. Nous les avons percées. Personne ne rien faire contre le soldat azerbaïdjanais. Nous avons détruit cette ligne de contact, elle n’existe plus», a affirmé M.Aliev.

Nouvelle guerre au Haut-Karabakh

La situation s’est dégradée le 27 septembre dans le Haut-Karabakh, zone d’un conflit gelé depuis 30 ans. Erevan et Bakou s'accusent l’un l’autre d’avoir déclenché les combats à la ligne de contact, tandis que la République autoproclamée du Haut-Karabakh déplore des tirs d’artillerie sur plusieurs localités, y compris sa capitale, Stepanakert.

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Le Haut-Karabakh dans une «situation d’abandon», selon l’ONG SOS Chrétiens d’Orient, déjà sur place
L'Arménie a déclaré la loi martiale et la mobilisation générale, affirmant que Bakou bénéficiait du soutien d’Ankara. La Turquie a pour sa part déclaré qu'elle fournirait à l'Azerbaïdjan tout le soutien qui lui serait demandé dans le contexte d'une nouvelle aggravation de la situation.

L’Azerbaïdjan a décrété une mobilisation partielle et introduit la loi martiale par endroits.

La Russie, la France et les États-Unis, qui co-président le groupe de Minsk de l'OSCE pour le Haut-Karabakh, ont appelé les parties en conflit à cesser les hostilités et à entamer des négociations sans condition préalable.

Haut-Karabakh, terre de discorde

Le conflit dans le Haut-Karabakh a débuté en février 1988, lorsque la région autonome du Haut-Karabakh a annoncé sa décision de quitter la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan.

Des négociations portant sur un règlement pacifique du conflit sont en cours depuis 1992 encadrées par le groupe de Minsk de l'OSCE, lequel est dirigé par trois co-présidents: la Russie, la France et les États-Unis. L'Azerbaïdjan insiste sur son intégrité territoriale et l'Arménie défend les intérêts de la République autoproclamée, cette dernière n’étant pas partie prenante des négociations.

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