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Soulignant que la formule «des terres contre la paix» n’était pas acceptable et rappelant à quoi la politique d’apaisement a abouti en 1939, Nikol Pachinian a mis en garde contre l’émergence d’un «nouveau Hitler» en Asie mineure.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a déclaré en s’adressant à la nation que des «accords de Munich» sur le Haut-Karabakh ne doivent pas avoir lieu.

Selon lui, actuellement beaucoup d’organisations internationales ne réagissent pas à ce qui se passe considérant que la formule «des terres contre la paix» est acceptable. Et de pointer que ceci lui rappelait les «accords de Munich» de 1938, lorsque la politique d’apaisement menée par les autorités britanniques et françaises ont abouti à ce que l’Allemagne obtienne une partie du territoire tchécoslovaque. Comme l’a rappelé M.Pachinian, les conséquences de ces accords sont largement connues.

«La question est de savoir si le monde laisse émerger un nouveau Hitler, cette fois-ci en Asie mineure», a-t-il déclaré.

Selon lui, l’Azerbaïdjan nie le droit des Arméniens peuplant le Haut-Karabakh à décider de leur sort.

Nouvelle spirale de tensions dans le Haut-Karabakh

Le 27 septembre, des affrontements entre les armées arménienne et azerbaïdjanaise ont éclaté dans le Haut-Karabakh. Les deux pays se sont mutuellement accusés d’avoir lancé les attaques. La loi martiale a été décrétée en Arménie et dans plusieurs régions d’Azerbaïdjan.

La France, la Russie et les États-Unis, les trois coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, ont mis en garde l'Azerbaïdjan et l'Arménie contre le risque d'une «internationalisation du conflit» et ont appelé les belligérants à la retenue. La Turquie a en revanche promis son assistance à l’Azerbaïdjan.

Dans la nuit du 9 au 10 octobre, Bakou et Erevan se sont mis d’accord sur un cessez-le-feu dans la région du Haut-Karabakh, théâtre d’une nouvelle escalade meurtrière. L’entente a été conclue à l’issue de plus de 10 heures de négociations à Moscou. Cependant, dès le lendemain, les parties ont commencé à s’accuser mutuellement de violation de la trêve.

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Tags:
conflit, Haut-Karabakh, Nikol Pachinian
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