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Le département américain de la Justice et le Royaume-Uni ont accusé ce 19 octobre six Russes de piratage contre l'Ukraine, la Géorgie, la France lors des élections, la Corée du Sud durant les JO et les États-Unis. Moscou avait déjà souligné à plusieurs reprises qu’aucune preuve n’en avait jamais été présentée.

Le département de la Justice des États-Unis a accusé ce lundi 19 octobre six Russes de participation à une série de cyberattaques et à la diffusion de logiciels malveillants en vue de l'attaque d'infrastructures d'autres pays et durant les élections dans l'intérêt de la Russie.

Selon l'accusation, les six Russes «avaient l'intention de soutenir les efforts des autorités russes de saper, venger ou déstabiliser» l'Ukraine, la Géorgie, les élections en France, les JO en Corée du Sud en 2018 et les tentatives de la communauté internationale de poursuivre la Russie pour utilisation d’un agent toxique Novitchok à l’étranger.

En outre, le représentant du Département a déclaré à la conférence de presse que les six accusés sont des «employés et ex-employées du GRU».

D’après la version de l’accusation, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques, les Russes ont «lancé un logiciel malveillant» qui a supprimé les données des milliers d'ordinateurs et les a mis en panne.

«Bien que les agresseurs aient pris des mesures pour que la Corée du Nord paraisse responsable de l'attaque au virus pour détruire les Jeux olympiques, ils n'y sont pas parvenus», a déclaré un porte-parole de la Justice des États-Unis.

De plus, il a déclaré que les accusés étaient impliqués, outre dans l'attaque contre les JO, dans celle contre la station électrique en Ukraine et la mise en oeuvre du programme malveillant NotPetya.

Le département US affirme que les dommages causés à trois entreprises américaines, qui ont également été «victimes du virus NotPetya», s’élevaient à un milliard de dollars, selon le Département.

Le Royaume-Uni se joint aux accusations

Ensuite, le ministère britannique des Affaires étrangères a fait des déclarations similaires, soutenant celles des États-Unis et confirmant dans un communiqué ce lundi «pour la première fois l'ampleur des démarches du GRU lors des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2018» en Corée du Sud.

Attitude de Moscou concernant ce type d'accusations

Moscou a à plusieurs reprises démenti les accusations de tentatives d'influence sur les processus démocratiques dans différents pays, auxquelles s’ajoutent celles de Londres qui la tenait pour responsable l'été dernier de tentative de s’emparer de données concernant un vaccin contre le coronavirus.

La Russie n'accepte pas les accusations de Londres concernant les cyberattaques; les agences russes affrontent des hackers en permanence, avait alors déclaré le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov. Il avait également affirmé que la Russie n'avait rien à voir avec cette situation.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a fait remarquer plusieurs fois qu'il n'y avait aucune preuve de telles déclarations.

Les déclarations des États-Unis et du Royaume-Uni sur l'implication de la Russie dans les attaques de pirates sont sans fondement et visent l’audience intérieure des pays, a déclaré par ailleurs à Sputnik une source au ministère russe des Affaires étrangères.

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Tags:
cyberattaque, hackers, piratage, Russie
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