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Au cours d’une audience qui s’est tenue ce lundi 19 octobre à Paris, Alexandre Vinnik, incarcéré en France après son extradition de Grèce en janvier 2020, a déclaré qu’il n’avait rien à voir avec le virus Locky et a rejeté les accusations d'extorsion et de blanchiment dans le cadre d'un groupe criminel portées contre lui par la partie française.

Comparaissant ce lundi 19 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris, le programmeur russe Alexandre Vinnik a plaidé non coupable de tous les chefs qui lui ont été imputés par la France, notamment d’extorsion et blanchiment dans le cadre d’un groupe criminel, et a nié tout lien avec la conception du rançongiciel Locky.

«Je n’ai rien à voir avec le virus Locky», a-t-il répondu à la présidente qui voulait savoir s’il reconnaissait ou non les accusations portées contre lui.

«Je conteste tout», a-t-il déclaré.

Dans le même temps, évoquant son extradition depuis la Grèce le 23 janvier 2020, M.Vinnik a souligné qu’«il avait été extradé en France sans documents comme un trophée militaire».

Arrestation en Grèce

Le programmeur russe Alexandre Vinnik a été arrêté en Grèce le 25 juillet 2017 à la demande des États-Unis, où il est accusé de violation de la législation américaine et de création sans licence d'une plateforme boursière de cryptomonnaie, via laquelle, assurent les États-Unis, des milliards de dollars ont été blanchis. La Russie l'a également réclamé, puis, en juin 2018, la France et c'est vers cette dernière qu'il a finalement été extradé le 23 janvier.

Paris accuse Vinnik de s'être livré sur le sol français à l'extorsion et au blanchiment et ce, dans le cadre d'un groupe criminel. Les faits qui lui sont reprochés ont eu lieu «du 1er janvier 2016 au 14 juin 2018» et «sur une autre période».

Moscou s’adresse à Dupond-Moretti

Le 17 septembre, la déléguée aux droits de l'Homme auprès du Kremlin, Tatiana Moskalkova, a adressé à Éric Dupond-Moretti une demande de modification de la mesure coercitive visant le programmeur.

Elle a ajouté qu'au cours de sa détention en Grèce puis en France, Vinnik avait entamé plusieurs grèves de la faim et perdu plus de 30% de son poids. En outre, Mme Moskalkova a demandé au ministre français de la Justice d'examiner la question de son extradition vers son pays d'origine.

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Tags:
Grèce, États-Unis, blanchiment d'argent, Alexandre Vinnik, France
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