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Suite au retrait de Washington du traité FNI, et étant données les tensions persistantes entre la Russie et l’Otan, la sécurité européenne connaît de nouvelles menaces, avertit Vladimir Poutine.

«Vues les tensions persistantes entre la Russie et l’Otan, de nouvelles menaces pour la sécurité européenne deviennent évidentes», a indiqué le Président russe dans une déclaration publiée le 26 octobre par le service de presse du Kremlin.

Ces préoccupations sont en premier lieu liées au retrait unilatéral des États-Unis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), ce qui a entraîné son abrogation. Ce retrait est, selon Vladimir Poutine, une «erreur sérieuse qui augmente les risques d’un déclenchement d’une course aux armements en missiles, d’une croissance du potentiel de confrontation et d’une escalade incontrôlable».

Un manque de confiance à diminuer

La Russie, souligne le Président russe, continue de croire que le traité FNI constituait un élément important de l’architecture de sécurité internationale et de la stabilité stratégique. Il jouait un rôle particulier en matière de prévisibilité et de retenue dans le domaine des missiles en Europe.

Dans ce contexte, il importe de déployer «des efforts actifs visant à remédier au déficit de confiance, à renforcer la stabilité régionale et globale», estime M.Poutine.

Moscou réitère donc son attachement au moratoire sur le déploiement de missiles à portée intermédiaire et à plus courte portée, proclamé par la Russie, tant que les zones concernées n’obtiennent pas de missiles américains de même classe.

La Russie réitère également son appel aux pays membres de l’Otan à considérer la possibilité de proclamer un moratoire similaire, a ajouté M.Poutine dans sa déclaration.

Le sort du traité FNI

Les États-Unis se sont retirés du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire en 2019, accusant la Russie d’avoir violé ce texte entré en vigueur en 1988. Moscou a nié ces accusations et s’est dit prêt à démontrer les capacités du missile qui avait suscité des questions de la part de Washington. Mais cette offre de dialogue n’a pas été acceptée. 

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Tags:
sécurité, Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), Vladimir Poutine
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